mardi 23 juin 2020

3 nouveaux logements ! Besoin de coups de main !

La situation du logement à Rennes est très tendue. Les listes s'allongent, et les solutions manquent. On approche d'une centaine de personnes, familles ou personnes isolées, qui sont d'ores et déjà dehors, sans aucune solution.

D'ici le mois de juillet, et la fin de l'état d'urgence sanitaire, les mises à l'abri décidées à la hâte par la préfecture pendant le confinement risquent de prendre fin, et les remises à la rue de fin de prise en charge(CADA, 115...) reprennent.

Les associations craignent que cet été à Rennes plus de 400 personnes se retrouvent à la rue !

Il y a un an, en juillet 2019, cette même situation avait vu un campement géant s'installer dans le parc des Gayeulles à Rennes. Il est intolérable que cette situation se reproduise une fois encore : des solutions doivent être trouvées, et celles-ci doivent être dignes !

Une mobilisation va s'organiser, en lien avec le collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées.

Mais en attendant, devant cette urgence, Un Toit c'est Un Droit prend sa part et ouvre prochainement 3 nouveaux logements !

Des chantiers vont donc se mettre en place prochainement, et deux sont déjà en cours. Nous avons besoin de bras : peinture, petits bricolages, déménagements, jardinage... Autant d'activités pour lesquelles nous avons besoin de monde !

Si vous êtes disponible, dès cette semaine, ou plus tard jusqu'à la mi-juillet, contactez-nous : 

untoitundroit35@gmail.com
@untoitestundroit35 (Facebook)
07 54 37 62 67 

Plus d'informations à venir, mais n'hésitez pas à passer, même pour une demi-journée !

Un Toit c'est Un Droit

vendredi 5 juin 2020

Chantiers, besoin de bras !

L'association Un Toit c'est Un Droit reprend des activités "classiques" après s'être investi pendant le confinement dans le soutien aux personnes plongées dans la crise alimentaire.
La crise sociale est encore bien devant nous, mais nous aurons l'occasion d'en reparler prochainement.

Dans ces activités, certaines vont nécessiter des coups de main, en particulier des chantiers sur des maisons !
Au programme : peinture, déménagements, petits bricolages, manutention... Rien de très complexe, mais plus on est, mieux c'est !

Premier rdv : lundi 8 juin, à partir de 10h. Un chantier de rénovation d'une maison, des coups de peintures et des bricoles.

Second rdv : à partir du lundi 15 juin, jusqu'à la fin du mois de juin. Une nouvelle maison va être ouverte, et il y a un peu de travail à faire dedans (peinture, bricolages, déblaiement, jardin...).
Nous avons déjà une équipe pour nous accompagner, mais de l'aide supplémentaire sera toujours la bienvenue !

Troisième rdv : à partir du week-end du 20/21 juin, jusqu'au jeudi 25 juin. Une maison a besoin d'être vidée (cause de punaise de lit, sales petites bêtes qui nous causent bien des ennuis !), les habitant.e.s aidés et déplacés le temps du traitement. Manutention, accompagnement, etc...

Si vous êtes disponible sur l'un de ces créneaux, ou plusieurs, n'hésitez pas à nous répondre à untoitundroit35@gmail.com, pour plus d'informations, ou directement par téléphone au 0754376267 !

Merci d'avance, et à bientôt !

Un Toit c'est Un Droit 

Communiqué Inter-Orga à chaud après le 30 mai

Communiqué du Collectif inter-organisation de soutiens aux personnes exilées

A Rennes, le Samedi le 30 mai 2020,

Au moment où le gouvernement annonce la réouverture des grands centres commerciaux la première manifestation du monde d’après à Rennes a réuni 2 à 300 personnes ce qui est une grande victoire. Nous avons été capables de remobiliser dans la rue avec un dispositif sanitaire sécurisé pour joindre la Marche des Solidarités et demander la régularisation définitive et inconditionnelle des sans-papiers jusqu’à ce que la police intervienne et nous contrôle.





Nous avions déclaré la manifestation et nous n’avons eu aucune interdiction. Notre dispositif prévoyait 9 points de rassemblement de maximum 10 personnes en cortège masqué avec une distance de 2m entre chaque manifestant.e.s. Malgré notre volonté de respecter les gestes barrières notre protocole a été mis à mal par les forces de l’ordre en nous regroupant place de Bretagne. Les forces de l’ordre ont procédé à des contrôles massifs, menaces de verbalisation et arrestations. Si ces contrôles donnent lieu à des verbalisations, elles seront recensées et contestées collectivement.

Nous considérons ces menaces et ces intimidations comme de graves atteintes à notre liberté fondamentale de manifester. Notre détermination pour obtenir maintenant la régularisation de tou.te.s les sans-papiers reste intacte. Nous nous mobiliserons à nouveau dans la rue le 13 juin à l’appel de la convergence nationale pour la régularisation et l’égalité des droits.



Le collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes

Contact : interorga35@protonmail.com

mercredi 27 mai 2020

Manifestation : Régularisation de tou.te.s les sans-papiers !

Manifestation ce samedi 30 mai à Rennes à l'appel du collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes ! 

Sur la base de l’appel « Foyers, Centres de Rétention, Sans-Papiers : des mesures immédiates contre la bombe sanitaire !» soutenu à ce jour par 180 collectifs et organisations sur tout le territoire, le collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes appelle à une manifestation le samedi 30 mai à 15h dans les rues de Rennes !

Nous exigeons des pouvoirs publics, état et collectivités :

- La réquisition des bâtiments et logements vides dont il et elles disposent, ainsi que la mobilisation des moyens logistiques nécessaires à la mise à l’abri des personnes sans domicile 
- La non-réouverture du Centre de Rétention Administrative de St-Jacques-de-la-Lande, la fin des assignations à résidence et l'abandon de toutes les OQTF (Obligation à Quitter le Territoire Français).
- La régularisation immédiate, de façon pérenne et inconditionnelle toutes les personnes sans papiers présentes sur le territoire français et européen.

Pour protéger les participantEs et toute la population, la manifestation observera les règles sanitaires (distances, masques, gants).

A cette fin, plutôt qu’un défilé « classique », les manifestantEs seront appeléEs à se répartir dès le départ entre 9 points de rassemblements dès 14H45 pour un départ à 15h pétantes ! Merci de vous inscrire sur le tableau suivant afin de former des groupes de 10 personnes par point de rassemblement : https://lite.framacalc.org/9gvu-et3qa1nf34
Si lors de votre inscription, le tableau est rempli, le RDV est donné à République, où les manifestantEs seront invitéEs à se placer le long des cortèges déjà existants, en respectant une distance de 2 mètres.

Il y a urgence, sanitaire, sociale et politique. Soyons nombreuses et nombreux dans la rue samedi à montrer notre détermination ! La régularisation des Sans-Papiers c’est maintenant !


Pour information : la manifestation a été déclarée, pour l'heure, pas de réponse de la part de la préfecture. Le rendez-vous est maintenu tant qu'il n'y a pas d'interdiction.
Toutes les informations sont à suivre sur : https://www.facebook.com/events/243717846908958/ 

Défendons le droit fondamental à manifester : https://www.ldh-france.org/manifester-est-un-droit-fondamental-il-doit-etre-defendu

A samedi donc !

mercredi 13 mai 2020

Communiqué de l'inter-orga



Collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes

Communiqué de presse


A Rennes, le mercredi 6 mai 2020,


Depuis le 17 Mars dernier, date de début du confinement, face à une précarisation accrue des personnes en situation de pauvreté, françaises ou étrangères, avec ou sans papiers, le travail des associations et du collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes est massif.
La première initiative fut la création du site d’information et d’enregistrement des appels de détresse rennescovidsolidarité.info, disponible en plusieurs langues, et une forte mobilisation autour du ravitaillement des personnes en biens de première nécessité, alimentation et hygiène, par le biais notamment d’une coordination élargie avec les actrices et acteurs traditionnels de la distribution alimentaire. En quelques jours, des militant.e.s qui habituellement se battent contre le manque de papiers et de logements pour les personnes migrantes ont dû s’auto-convertir en professionnel.le.s de l’aide alimentaire : depuis le début du confinement, pour le seul site de l’école de la Volga, près de 5000 personnes ont ainsi pu être livrées et les demandes montent en flèches ces deux dernières semaines.


Les associations déplorent le manque d’engagement de l’état et de la mairie de Rennes qui ne se sont mobilisés que très tard dans cette crise sanitaire de grande ampleur et n’ont quasiment apporté aucun moyen logistique ni financier.


L’état s’est contenté d’une mise à l’abri tardive (qui s’arrêtera le 10 mai pour certaines personnes) et d’une distribution de tickets services limitées aux personnes confinées dans les hôtels, allant jusqu’à menacer, via le SIAO, les associations de poursuites judiciaires pour l’ouverture du site internet.
La mairie, elle, s’est contentée de mettre deux écoles à la disposition des associations pour l’organisation de l'aide alimentaire, leur en déléguant la gestion sanitaire complexe, toute la logistique et le "temps de travail" (non rémunéré car réalisé par des militant.e.s). Par contre, son CCAS a renvoyé bon nombre de personnes sollicitant de l’aide vers le site rennescovidsolidarite.info, allant jusqu’à créer une confusion quant au caractère public de cette gestion.
Nous sommes révolté.e.s par l’insuffisance criante des moyens financiers et matériels qui devraient être alloués pour le soutien aux personnes les plus démunies, qu’elles soient françaises ou étrangères, que ce soit par l’état ou par la mairie.


Il est certain qu’au 11 mai les personnes en situation de pauvreté ne cesseront pas d’avoir faim, que celles et ceux que la crise aura considérablement fragilisé.e.s continueront de se faire connaître et que les demandes vont continuer d’augmenter considérablement.


En prévision du retour en classe le 11 mai, la Mairie a repris les 2 écoles mises à disposition des associations depuis 2 mois et a ouvert un seul nouveau lieu pour les distributions d’aide alimentaire : le gymnase de la Courouze. Ses modalités précises de fonctionnement n’étant pas encore fixées et beaucoup de bénévoles devant retourner au travail, nous laissons donc désormais à la Mairie cette charge logistique qu'il lui revient de mener à bien.
Pour ajouter à cette situation hyper tendue, les personnes précaires, avec ou sans papiers, à la rue ou à l’hôtel, ainsi que les militant.e.s des associations, parfois même alors qu’ils livrent des colis alimentaires, sont victimes d’une répression abusive et de la criminalisation de leur activité. Arrestations et gardes à vue injustifiées, procès-verbaux aux personnes SDF, convocations à la PAF (Police aux Frontières) à la sortie du confinement et refus de prise en charge des situations de violences conjugales par les forces de l’ordre, ont eu cours librement tout au long de cette période de confinement.
Nous savons aussi que la période de dé-confinement annonce une sortie massive des personnes « mises à l’abri » et que ce seront plus de 300 personnes qui vont à nouveau se retrouver sans logement à Rennes et qui s’ajouteront à celles et ceux sont restés sans solution.
Enfin il apparaît clairement que, tant que les personnes exilées ne seront pas toutes régularisées, elles resteront de ce fait sans possibilité de travailler, sans revenus et sans toit : une situation d’une violence inouïe, totalement contraire à toutes les conventions internationales signées par la France !


Cette situation exceptionnelle impose des mesures exceptionnelles !


Nous exigeons des pouvoirs publics qu'ils prennent leurs responsabilités en allouant plus de moyens aux actrices et acteurs de la distribution alimentaire, en mettant à disposition gratuitement des lieux adaptés ainsi que l’aide financière et matérielle nécessaire à leur fonctionnement (véhicules, systèmes frigorifiques, stocks alimentaires et d’hygiène, embauche de salariés, etc).

Nous demandons la suppression de toutes les pénalisations pour cette période de confinement.

Nous exigeons des pouvoirs publics, état et collectivités, la réquisition des bâtiments et logements vides dont il et elles disposent, ainsi que la mobilisation des moyens logistiques nécessaires à la mise à l’abri des personnes sans domicile : les associations ont fait plusieurs propositions restées sans réponse jusqu’à ce jour.

Nous demandons la non-réouverture du Centre de Rétention Administrative de St-Jacques-de-la-Lande, la fin des assignations à résidence et l'abandon de toutes les OQTF (Obligation à Quitter le Territoire Français).

Enfin, nous réaffirmons la nécessité, aux côtés des États Généraux des Migrations, du collectif InterSquats Exilé·e·s Lyon et Environs et de la Marche des Solidarités, de régulariser immédiatement, de façon pérenne et inconditionnelle toutes les personnes sans papiers présentes sur le territoire français et européen et la garantie pour tou.te.s de l’accès aux droits fondamentaux : c’est en très grande partie cette absence de papiers qui empêche environ 400 000 personnes aujourd’hui en France de travailler et de sortir de la précarité qui les asphyxie.

Ces propositions sont celles que nous revendiquons pour la sortie du confinement et nous les voulons durables. Notre société doit prendre la mesure, en ce moment particulier, des changements de fonctionnement qu’elle doit effectuer et réinvestir dans la solidarité afin de garantir enfin le respect, pour tou.te.s, des droits fondamentaux qui, seuls, permettent à chacun.e de vivre dans la dignité.

Ce sont ces revendications que nous exposerons à la Maire de Rennes lundi 11 mai si elle donne suite à notre demande de rendez-vous, et que nous porterons lors de la manifestation que nous organiserons le 30 mai dans le respect des gestes barrière, précautions rendues nécessaires par la crise sanitaire.

Quoi qu’il en soit, les composantes de l'inter-organisation sauront, comme à l’accoutumée, prendre toutes leurs responsabilités avec et aux côtés des plus vulnérables.



Le collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes
contact :
interorga35@protonmail.com






Retrouvez ce texte, ainsi que d’autres communiqués et témoignages sur le site : https://rennescovidsolidarite.info/communiquesdepresse/



Signataires :

ACE – ATTAC Rennes – L’Aubière-Thorigné – La Cimade 35 – CNT 35 – CRIDEV  – D’Ici ou D’Ailleurs – Ensemble 35 – Etonnant Voyage – FSU 35 – GAT Migrants FI 35 – Groupe Logement du 14 Octobre – MRAP 35 – NPA Rennes – Planning Familial 35 – Québriac Migrants Solidarité – RESF 35 – SDAS FO 35 – Un Toit c’est Un Droit – Utopia 56 Rennes

lundi 4 mai 2020

UTUD et le Covid - Retour sur 7 semaines de gestion de crise

16 mars 2020 : annonce du confinement.
Comme tout le monde, Un Toit c’est Un Droit est pris de court...

Les premiers jours, nous participons avec d’autres au relogement des 28 familles jusqu’alors hébergées par la mairie dans les gymnases et centres de loisir, relogement décidé dans l’urgence et géré matériellement par les militants, vers une maison à Noyal-Chatillon et des hôtels à Fougères, Montauban, Chantepie et Rennes. Puis, répondant à la première urgence, UTUD se met en lien avec les associations caritatives (Secours Populaire, Banque Alimentaire, Cœurs Résistants…) pour coordonner une aide alimentaire d’urgence sur Rennes et la métropole. Pour informer, relayer, identifier les besoins et recruter des bénévoles, un site est mis en ligne à l'initiative du collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes :

Pour approfondir, nous vous proposons un retour sur ces sept dernières semaines, à travers ces quelques mots, photographies, et une interview de notre secrétaire Joëlle Couillandre, par l'émission "L'Arène", de Canal B :




    © Anne-Cécile Estève

    Et maintenant ? 
    L’aide alimentaire

    Ceux qui sont impliqués dans la distribution alimentaire sont épuisés, tant physiquement que nerveusement, mais continuent. Les appels à l’aide sont de plus en plus nombreux, mais pas les livraisons de denrées alimentaires, ni vraiment l’implication concrète de la mairie. Sans parler de l’Etat, un véritable déni de responsabilités !

    La Mairie a pris la décision de fermer les deux centres de l’aide alimentaire, deux écoles qui doivent rouvrir le 11 mai, pour les regrouper sur un seul site. Sans savoir dans combien de temps ce nouveau site sera prêt, nous sommes très inquiets vis-à-vis des personnes en grande difficulté qui attendent d’être livrées, sans compter celles qui continuent de s’inscrire… 
    Logements UTUD et inter-orga
    Les autres essaient de suivre les dizaines de maisons sous convention. Malgré une (fausse) alerte, à ce jour aucun cas de Covid-19 détecté au sein des habitants. Beaucoup de gens inquiets, qui ne savent plus comment renouveler leur carte de bus, leur assurance maladie, qui ne savent où en est leur dossier administratif, qui craignent de manquer de nourriture, qui ne comprennent pas quand les enfants vont pouvoir retourner à l’école ou juste qui prennent des nouvelles des militants et s’inquiètent de leur santé !

    Certains d’entre nous participent aussi aux réunions de l’inter-orga, où les sujets de réflexion ne manquent pas, et où se dessinent des pistes d'actions communes. 
    "L'équipe du site, qui n'est composée que de bénévoles, proteste avec fermeté contre l'inadmissible défaillance des autorités face à la détresse sociale qui monte."
    Et demain ? 
    Les besoins de distribution alimentaire ne vont certainement pas disparaître du jour au lendemain. Les associations annoncent d’ores et déjà à la mairie qu’elles cesseront leur action dans ce domaine le 20 mai et lui demandent de reprendre ses responsabilités. En attendant, le déconfinement va compliquer les choses : les lieux prêtés par la mairie et les camions prêtés par d’autres associations ne seront plus disponibles, certains militants vont reprendre le travail, d'autres vont être aussi très sollicités par la reprise des démarches administratives, en suspens depuis 6 semaines, qui s'annoncent déjà très complexes…

    En premier lieu, de grosses incertitudes quant à l’hébergement de centaines de personnes mises à l’abri seulement pour le temps du confinement qui risquent de se retrouver dehors. Cette question préoccupe toutes les associations sur le terrain. UTUD a déjà envoyé un courrier à madame Appéré sur la question, la pressant d’anticiper, et lui suggérant certaines pistes : des lieux vides pouvant convenir à l’accueil de nombreuses personnes, sans réponse pour le moment.
      En parallèle, les différents chantiers stoppés dans les logements UTUD vont redémarrer, de l’aide sera bienvenue :
      • Des discussions autour d'une nouvelle maison sont en cours. De nombreuses tâches matérielles sont donc à prévoir (réparations, déblayage, déménagement…)
         
      • Une nouvelle opération de lutte contre nos (pires) amies, les punaises de lit, est aussi au programme requérant là encore de nombreuses tâches matérielles.
         
      • Une autre de nos maisons a grand besoin d’une opération de rafraîchissement. Un chantier solidaire sera à prévoir.
      © Anne-Cécile Estève

      dimanche 26 avril 2020

      Lettre ouverte et pétition : Régularisation de tou.te.s les sans-papiers !

      RÉGULARISATION DE TOU.TE.S LES SANS-PAPIERS !

      C'est d'habitude un slogan de manifestation... Ça doit devenir un fait !

      Un Toit c'est Un Droit a signé cette lettre ouverte pour la régularisation de tou.te.s les sans-papiers.
      Son texte est reproduit ci-dessous, et tout le monde peut signer la pétition !



      Lettre ouverte au président de la République

      pour la régularisation définitive des sans-papiers



      Nous traversons actuellement une crise sanitaire mondiale inédite dans laquelle les plus vulnérables d’entre nous sont les plus exposés.

      Aujourd’hui, environ 500 000 personnes sans-papiers sont présentes sur le sol français, elles sont environ 4 millions sur le territoire de l’Union européenne, vivant souvent dans des conditions précaires inadmissibles qui rendent impossible le respect des mesures préconisées par l’OMS pour lutter contre la diffusion du coronavirus.

      Le Portugal a décidé d’accorder un titre de séjour temporaire (jusqu’au 30 juin 2020) aux migrant·e·s présent·e·s sur son territoire.

      Dans une lettre au Premier ministre, une centaine de députés et de sénateurs français demandent l’adoption de la même mesure de régularisation temporaire des sans-papiers présent·e·s sur le territoire français pendant l’épidémie de coronavirus ; ils invoquent « une mesure de salubrité publique » face à la « situation dramatique des sans-papiers et des sans‑abri ».

      Les arguments développés par ces élus sur la santé, les mineur·e·s isolé·e·s et la scolarisation pour vous demander de régulariser les sans-papiers seront tout aussi pertinents le jour d’après qu’ils ne le sont pendant la pandémie.

      Il faut, Monsieur le Président, que pour l’ensemble des problèmes exposés, exacerbés par la crise, mais qui seront toujours présents par la suite, la solution temporaire devienne permanente.

      Nous pensons que cette mesure de régularisation doit aussi inclure le droit de travailler dans le respect du Code du Travail et des mesures prescrites par l’OMS.
      Elle concernerait notamment des travailleurs étrangers sans-papiers qui sont d’ores et déjà en première ligne dans les activités de nettoyage, de ramassage et de tri de déchets, d’aide à la personne, d’agriculture ou de commerce, indispensables aujourd’hui et qui sont parmi les plus vulnérables.

      Quelles que soient les compétences professionnelles ou la formation des personnes migrantes sur notre territoire nous souhaitons qu’elles aient la possibilité de trouver leur place dans la société, en égalité de droits avec les autres travailleurs.

      Une carte de résident doit être attribuée à tou·te·s, afin que chacun·e puisse pleinement accéder au droit à la santé, à l’éducation, au travail et à un logement digne.

      En Belgique, des associations lancent également un appel demandant la régularisation définitive des étranger·ère·s présent·e·s dans les pays de l’Union européenne.

      La régularisation massive et collective des sans-papiers ne génère pas un « appel d’air ». Les régularisations massives passées n’ont pas entraîné de mouvement migratoire particulier, car ce sont avant tout les conditions de vie dans les pays d’origine qui déterminent les flux migratoires. Qu’ils soient africains, asiatiques ou latino-américains, la majorité des flux migratoires sont intracontinentaux et seule une minorité arrive aux frontières de l’Union européenne, atteintes par les migrant·e·s au péril de leur vie. L’argument de l’appel d’air est d’autant plus inadapté à la situation actuelle que les frontières sont actuellement fermées.

      Si les dernières régularisations collectives de sans-papiers en France datent de 1981 et 1997, de telles opérations ont régulièrement eu lieu dans d’autres pays européens : en Belgique (1999, 2009), en Espagne (2005) et en Italie (2012). Ces régularisations massives ont toujours eu des effets bénéfiques, autant pour leurs bénéficiaires directs que pour l’économie du pays accueillant et pour sa cohésion sociale (son « vivre-ensemble »).

      La crise actuelle révèle la détresse humaine et sanitaire à laquelle sont confrontés des millions de déplacé·e·s depuis des années. Les situations dans les centres de rétention, les camps de réfugiés en sont aujourd’hui des exemples particulièrement dramatiques.

      Nous sortirons bientôt de cette pandémie avec une société ébranlée dans un contexte de crise sociale et humaine accentuée.

      Cette situation exige de tou·te·s de faire preuve d’entraide et de solidarité.
      Nous vous demandons la régularisation, via une carte de résident, de l’ensemble des personnes migrantes actuellement présentes sur le sol français ainsi que dans tous les pays de l’Union européenne.

      https://regularisationdessanspapiers.wesign.it/fr

      Pour retrouver tou.te.s les signataires :
      https://blogs.mediapart.fr/pour-la-regularisation-definitive-des-sans-papiers/blog/200420/lettre-ouverte-au-president-de-la-republique-pour-la-regular

      lundi 6 avril 2020

      Plateforme de soutien aux personnes en situation de précarité




      Communiqué de presse
      Collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes

      A Rennes, le 03 avril 2020

      Un site de coordination de la solidarité à Rennes face à l’épidémie

      Depuis maintenant 17 jours que le confinement a débuté, les associations et collectifs de soutien n’ont de cesse, partout en France, d’alerter sur le sort des personnes en situation de précarité, et de dénoncer l’inaction coupable des autorités, dans cette période de crise sanitaire.

      Devant cet abandon de responsabilités, les bénévoles et militant.e.s ont, une fois n’est pas coutume, pris sur leurs épaules, en tentant tant bien que mal d’assurer distributions de produits de premières nécessités, consignes de sécurité sanitaire, bref, d’organiser la solidarité.

      Un site, « rennescovidsolidarite.info », a ainsi été créé à l’initiative du collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes, qui regroupe une quarantaine d’organisations. Il est mis à la disposition de tou.te.s dans un souci de solidarité.

      Soyons clairs : les organisations à l’origine de ce projet estiment que la débandade actuelle, avec des risques majeurs pour l’ensemble de la population, résulte d’années de politiques d’exclusion, de casse méthodique des services publics (ex : situation des hôpitaux), de défaillances (voire d’incompétence) et de cynisme de la part d’un État qui s’est entêté à refuser d’entendre toutes les mises en garde. Elles s’insurgent contre le fait qu’elles soient depuis le début de la crise laissées seules sur le terrain de la solidarité qui devrait, en principe, relever de l’État.

      Tou.te.s ensemble organisons la solidarité !

      Le temps viendra de demander des comptes.

      L’objectif du site, dans la crise sanitaire actuelle, est de servir de plateforme pour faciliter l’aide aux personnes en situation de vulnérabilité, qu’elles soient françaises ou étrangères car ni la précarité, ni le virus ne connaissent de frontières.       
      Attention : son réseau d’action se limite à la métropole rennaise.

      Pratiquement, rennescovidsolidarite.info, accessible en plusieurs langues, permet d’avoir accès :
      • aux consignes sanitaires de base à respecter pour la protection de tou.te.s et de chacun.e
      • au protocole à suivre en cas de suspicion de contamination
      • aux informations, au jour le jour, sur les lieux où il est possible de trouver de l’aide : affichage régulier des publications du SIAO 35
      • aux structures et associations pouvant apporter de l’aide
      Il permet également, via ses 2 boîtes mail, de vous signaler :
      • si vous avez besoin d’aide
      • si vous voulez être bénévole

      L’équipe du site recontactera les personnes pour leur conseiller une orientation vers les structures et/ou associations les plus adaptées, que ce soit pour les demandes ou les offres d’aide.

                                                                                 
      Pour accéder au site :
      https://rennescovidsolidarite.info/
      Compte Twitter associé :
      https://twitter.com/CovidRennes
      Numéro de téléphone en cas de besoin :
      07 54 37 62 67

      Collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes
      Contact : interorga35@protonmail.com

      Premiers signataires :
      Accueil Réfugiés Bruz / ACE / L’Aubière / ATTAC Comité Rennes / La Cimade Rennes / D’Ici ou d’Ailleurs / Ensemble 35/ Etonnant Voyage / France Insoumise Rennes Métropole / Groupe Logement du 14 Octobre / MIDAF / MIR / MRAP35 / NPA Rennes / PCF Rennes Métropole / Place Publique Rennes-35 / Planning Familial 35 / SDAS FO 35 / UL CGT de Rennes / UL CNT de Rennes et ses environs / Un Toit c'est Un Droit / Utopia56 Rennes

      mardi 3 mars 2020

      AG 2020 UTUD - reportée

      Pour des raisons évidentes de confinement, l'Assemblée générale 2020 d'Un Toit c'est Un Droit a du être reportée à une date encore inconnue.

      Dès que nous aurons une date à vous proposer, nous vous en ferons part au plus tôt.



      Dans l'attente de vous retrouver, solidairement,

      Le bureau de l'association

      mardi 18 février 2020

      Pétition pour des transports gratuits en Bretagne !

      Comme beaucoup d'associations, UTUD ne peut donner suite à beaucoup trop de propositions de logement digne et pérenne, car celles-ci se trouvent en-dehors de Rennes Métropole, et il est impossible pour des personnes en situation de précarité de payer des allers-retours en car pour se rendre à Rennes (pour certaines personnes, quasiment tous les jours, pour accéder aux administrations et/ou aides).

      Le résultat : des possibilités d'hébergement totalement engorgées à Rennes, et des personnes qui sont obligées de vivre dans des conditions insupportables, alors même que des logements sont disponibles à quelques dizaines de kilomètres.

      Signez la pétition pour obtenir un tarif solidaire gratuit pour les personnes en situation de précarité sur les réseaux de transports départementaux !


      Campagne du collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes


      Texte de la pétition :

      Pétition pour transports départementaux gratuits pour les précaires

      Une situation alarmante dans les grandes métropoles  
      Depuis plusieurs années, nous connaissons une multiplication des situations de précarité. En juillet 2019, la crise de l’hébergement a atteint des sommets jamais vus jusqu’alors à Rennes : en septembre 2019, un campement-bidonville regroupait 400 personnes exilées dans un parc puis un squat a été ouvert avec près de 300 personnes (dont des familles  et des personnes très gravement malades). De nombreuses personnes dorment chaque soir à la rue, quelle que soit leur nationalité et leur situation administrative. Des réfugiés titrés mais aussi des compatriotes français peinent, eux aussi, à trouver un logement dans la métropole rennaise.

      Or, de nombreuses possibilités de logement existent hors Rennes métropole mais la centralisation des infrastructures administratives, médicales, sociales, des lieux de travail contraignent tous les publics à se déplacer régulièrement vers Rennes : la difficulté d’accès aux transports en commun  exacerbe les difficultés de vie pour tous, que ce soit en ville ou à la campagne.   
      Rompre l’isolement des ruraux   
      En milieu rural, nombreuses sont les personnes à faibles revenus, isolées car elles n’ont pas les moyens de se payer les transports départementaux très onéreux.   De fait, ce sont prioritairement les personnes en situation de précarité, qu’elles soient françaises ou étrangères, qui sont tous touchées de plein fouet par cette situation.    
      La gratuité des transports départementaux pour les personnes en situation de précarité : solidarité sociale, départementale et lutte pour la protection de l’environnement  

      Aujourd’hui, la région contribue de fait au financement de transports en commun parfois à moitié vides du fait de leur coût très élevé. La gratuité des transports départementaux pour les plus démunis rendrait l’ensemble du territoire plus accessible à tous, multiplierait les possibilités et représenterait à terme un gain social et écologique.   
      La question des transports départementaux, et de leur gratuité pour tous les précaires, est donc un enjeu crucial : tant sur le plan de la justice sociale que sur celui de la solidarité départementale ou sur celui de la protection environnementale.   
      Pour toutes ces raisons, nous demandons que l’accès aux transports départementaux soit gratuit pour toutes les personnes en situation de précarité, quelle que soit leur situation administrative. 
      Le collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes

      mercredi 12 février 2020

      Conférence départementale des villes et collectifs accueillants

      Mercredi 12 février, à partir de 19h, à la Maison des Associations de Rennes : réunion de préparation en vue d'une conférence départementale des villes et collectifs accueillants !

      Portée par le collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes, la réunion de ce soir doit être le point de lancement d'une démarche collective solidaire, permettant de mettre autour de la table les villes solidaires et les collectifs qui œuvrent pour l'accueil et l'hospitalité en Ille-et-Vilaine !



      En ligne de mire : se rencontrer, retours sur expériences, échanges sur les difficultés auxquelles on fait face... et trouver des solutions !

      Des informations seront vites transmises sur les prochaines échéances !

      Dans un premier temps : une campagne de pétition est lancée pour obtenir les transports départementaux gratuits pour les personnes en situation de précarité !


       Diffusez autour de vous !

      vendredi 17 janvier 2020

      Réunion ouverte lundi 27 janvier


      Réunion ouverte d’UTUD le lundi 27 janvier à 19h à la Maison Internationale de Rennes (MIR), 7 quai Chateaubriand 35000 Rennes
      Unir nos forces pour être à la hauteur !

      Chères amies, chers amis,

      L’équipe d’UTUD espère que ce petit mot vous trouvera pleins d’énergie pour aborder la nouvelle année : qu’elle vous apporte joies et amitié et qu’elle nous permette d’avancer ensemble vers un monde plus juste et plus solidaire.

      Une année 2019 en contrastes

      Alors que le contexte général est d’une dureté extrême en matière de politique migratoire, une mobilisation sans précédent a cependant vu le jour. Que ce soit lors de la marche pour les précaires de juin ou dans le soutien au campement des Gayeulles ou lors de la manifestation du 18 décembre pour la journée internationale des migrant.e.s, les soutiens ont massivement répondu présents et on constate un essaimage important d’actions de solidarité sur le département (NB : une nouvelle association vient de voir le jour sur le secteur de Dol).

      Cependant, pour la première fois depuis des années, les associations et les collectifs de soutien aux personnes exilées de Rennes n’ont pas réussi à trouver de réponse à la hauteur : du campement des Gayeulles au squat des Veyettes, ce sont entre 400 et 200 personnes qui, depuis juillet, tentent de survivre dans des conditions indignes.

      Certes, on ne peut nier que les mobilisations des années passées aient porté des fruits (la mairie a accepté d’ouvrir des gymnases et centres aérés pour mettre des familles à l’abri, UTUD a actuellement 12 maisons sous conventions hébergeant 114 personnes, la ville de Rennes a signé une convention partenariale, etc) mais tout cela reste très en-dessous des nécessités.

      Un problème d’organisation

      Le caractère diffus des hébergements d’UTUD augmente considérablement les charges de travail : clairement, avec le petit nombre de militant.e.s que nous sommes, nous ne parvenons pas à assurer un accompagnement correct des personnes que nous hébergeons. Par ailleurs, la multiplicité des tâches pratiques engendrées limite également nos capacités d’actions politiques, or c’est bien là un des objectifs prioritaires de notre association.

      Autre point et non des moindres : gérer des habitations sous conventions induit un travail de trésorerie considérable. Notre amie Nadine l’a mené en compagnie de Jacques pendant 2 ans avec une rigueur exemplaire mais elle va déménager dans un autre département. Il nous faut donc dès à présent penser à remonter une solide commission financière sous peine de ne plus pouvoir assumer nos engagements.

      Il nous faut donc à la fois réfléchir ensemble à la situation et à nos objectifs et, en même temps, réorganiser l’association : nous avons besoin de têtes et de bras nouveaux ! Besoin et objectif aussi d’intégrer d’avantage les personnes exilées dans l’organisation et les mobilisations.

      UTUD, ce n’est pas « tout ou rien » !

      Si l’engagement des membres du CA est, comme dans toute association assez prenant, les tâches plus légères ne manquent pas, même ponctuelles, pour aller vers plus d’efficacité collective. Adhérent.e d’UTUD ou soutien, chacun.e peut trouver une place à la mesure de ses disponibilités et de ses envies pour que la machine fonctionne : manutention pour les aménagements des lieux, bricolage pour leur entretien, visites régulières d’une maison, aide aux habitant.e.s (suivi scolaire, médical, etc)...

      C’est pourquoi nous faisons appel à toutes les bonnes volontés, toutes les compétences, et espérons pouvoir compter sur votre présence nombreuse car nous sommes véritablement à un moment charnière. (NB : l’AG statutaire de l’association aura lieu en mars)

      Fraternellement,

      Le bureau de l’association