lundi 19 octobre 2020

Cri d'alarme pour les familles bénéficiaires de l'aide ASE

Après avoir abordé la situation catastrophique des personnes à la rue vendredi dernier, nous lançons l'alerte sur l'aide du Conseil Départemental d'Ille-et-Vilaine, accordée aux familles au titre de la protection de l'enfance.

En effet, le CD 35 verse une allocation pour les familles précaires, via l'opérateur SEA 35 (Sauvegarde de l'Enfance à l'Adulte), et leur service "SKOAZELL". Cette aide, même si "falcutative" car non inscrite dans la loi, est vitale pour de nombreuses familles, sans quoi les enfants ne pourraient manger à leur fin, et s'équiper convenablement pour l'école.

Actuellement, les familles ont de plus en plus de mal à accéder à cette aide, et celles qui en sont déjà bénéficiaires rencontrent souvent des problèmes dans leurs versements.

En 2018, le CD 35 avait tenté de remettre en cause le versement de cette aide, ce qui avait amené UTUD et le collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées à mener une campagne pour le maintien sans condition de durée et de nationalité de cette aide.

Le texte de la pétition est d'ailleurs toujours visible sur la plateforme du CD 35 (https://interpellation.ille-et-vilaine.fr/index.php?id=showInterpellation&ide=69) et celle-ci affiche 1337 signatures, soit la pétition la plus signée de la plateforme à l'heure actuelle !

Nous ne pouvons pas encore dire s'il s'agit d'un problème "technique", ou s'il s'agit d'une nouvelle remise en cause de cette aide. Pour clarifier ce dossier, UTUD a donc demandé un rendez-vous auprès du CD 35, via la lettre ci-dessous !

Nous conclurons avec les mêmes mots que la pétition de 2018 : 

Les départements sont en charge de la solidarité humaine, et de la protection de l'enfance. N'acceptons pas que l'Ille-et-Vilaine se dispense de cette obligation envers les enfants les plus précaires vivant sur son territoire !

Cette lettre a vocation à être lue et partagée le plus possible !


Cri d’alarme pour les familles bénéficiaires de l’aide ASE

 

A Rennes, le lundi 19 octobre 2020

            M. le Président Jean-Luc Chenut,

Les associations de soutien aux personnes exilées sont sans cesse interpellées par des familles qui se trouvent en situation de très grande précarité, y compris alimentaire. Les retards de distribution des chèques accordés par le département sont très importants, les délais de renouvellement (tous les 3 mois) s’allongent dangereusement et les délais pour obtenir un premier rendez-vous sont interminables. Lors d’un déménagement d’une famille d’une commune à une autre – et c’est fréquent pour des familles en précarité – le passage de relais Skoazell-CDAS de la commune d’accueil est aussi très long.

Il s’agit ici d’aides certes facultatives pour le département, mais vitales pour les familles. En cette période de rentrée scolaire, la liste des besoins est longue, les associations humanitaires se démènent mais ne peuvent tout régler. Des familles vivent des semaines voire des mois sans un centime en poche, et nous disent que les distributions de nourriture aux Restos du Cœur ne suffisent pas, et de moins en moins, à assurer le minimum pour une famille, ne peuvent fournir les couches nécessaires aux bébés. La fondation Abbé Pierre a distribué de très nombreux chèques service, mais arrive aussi au bout de ses moyens.

Nous ne savons pas où se situent les difficultés pour distribuer ces aides aux familles. A Skoazell, au département ? Sont-elles d’ordre financier, ou à un problème d’organisation des services en raison de la situation sanitaire. Quoi qu’il en soit, la situation est préoccupante, nous ne savons pas ce que la situation sanitaire nous réserve dans les semaines à venir et la faim s’installe dans les hôtels, les maisons Ville de Rennes, les maisons de l’association UTUD…

La situation est en effet très alarmante. Aussi, nous sollicitons un rendez-vous dans les brefs délais auprès de la SEA 35, qui pilote SKOAZELL, avec la présence du Conseil Départemental 35 et du CCAS de la Ville de Rennes. Nous demandons à être reçus par un représentant de chacune de ces trois instances pour comprendre d'où viennent les retards et les impayés qui ont des conséquences désastreuses pour toutes les personnes qui n'ont que cette aide pour subsister, d’autant plus inquiétant en cette période de reprise du Covid-19.

Dans l’attente de ce rendez-vous, bien cordialement,



Cette lettre a été rédigée par l’association Un Toit c’est Un Droit,

membre du collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes

A l’intention de M. Jean-Luc Chenut, président du CD35, ainsi qu'aux membres de la commission Egalité des Chances du CD35

 copie à la Ville de Rennes et à son CCAS,

et à la SEA 35, et son pôle Précarité Insertion.

vendredi 16 octobre 2020

Lettre d'alerte sur l'état de l'hébergement d'urgence à Rennes

A Rennes, le 16/10/2020

L’association Un Toit c’est Un Droit a lu avec beaucoup d’intérêt le Rapport d’Observatoire du SIAO 35.

Nous y avons appris que 61 635 demandes d’hébergement d’urgence ont été exprimées auprès de SIAO en 2019, soit une augmentation de 40 points par rapport à l’année précédente. Ces demandes représentent 5847 personnes différentes. Parmi ces demandes, 52 % ont reçu une demande positive. Ce qui a laissé 80 personnes par jour sans solution. 

En 2020, la situation est bien différente, en raison des conditions sanitaires. En mars 2020, à la veille du confinement, tous les appels au 115 ou presque se sont vu proposer une solution, y compris les personnes qui s’étaient réfugiées dans le squat des Veyettes. Et depuis, toutes ces personnes sont toujours prises en charge, ce qui est une excellente nouvelle.  

Cependant quelques personnes ont été remises à la rue, dont certaines n’ont trouvé d’autre solution que de s’installer dans un campement derrière l’auberge de jeunesse. Et surtout, depuis juin, les CADA, CAES et autres structures ont repris les remises à la rue des demandeurs d’asile déboutés. Les demandeurs d’asile non repérés comme particulièrement vulnérables sont toujours aussi nombreux à ne pas être orientés vers des CADA ou autres dispositifs dédiés, ce qui a entraîné la condamnation de la France par la Cour Européenne des Droits de l’homme le 2 juillet 2020, et sont cependant exclus de fait du 115.

Toutes ces personnes appellent le 115, mais obtiennent toutes la même réponse : Pas de place, personne ne sort, toutes les places sont occupées, donc personne ne peut obtenir de place. Même les personnes très vulnérables signalées par les services sociaux ou les associations par le biais de la DHU ne peuvent obtenir de solution.

Nous sommes à la veille de l’hiver. Des personnes très malades, des femmes enceintes, des bébés de moins d’un an, se retrouvent à la rue, sans aucune chance d’une solution du 115. Comment toutes ces personnes vont-elles traverser l’hiver, alors que les conditions sanitaires ne cessent de se dégrader ? 

Après une période de plusieurs mois où le taux de réponses positives devait avoisiner les 100 %, il doit maintenant être très proche de 0 %. En ce début d’automne, la situation est très tendue, la mairie de Rennes est très sollicitée par les familles avec enfants, les associations proposant des hébergements de plus ou moins longue durée sont saturées. 

Comment le SIAO et l’Etat envisagent-ils de répondre à la situation pour répondre à leurs obligations fixées par le code de l’Action Sociale et des Familles, article L345-2-2 : « Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence » ?

Il faut ouvrir des places d’hébergement, dès maintenant, et en nombre suffisant. Sans quoi, une catastrophe humanitaire semble inévitable en ces temps de crise sanitaire.


Lettre ouverte écrite à l’intention de la DDCSPP* 35, et du SIAO* 35

Copie à la Maire de Rennes

Rédigée par l’association Un Toit c’est Un Droit, 

membre du collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes

Contact : 07 54 37 62 67 / untoitundroit35@gmail.com 


 


*DDCSPP : Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations

*SIAO : Service Intégré d’Accueil et de l’Orientation


vendredi 25 septembre 2020

Assemblée Générale 2020 : Annulation du présentiel, AG en visioconférence !

Comme vous pouvez vous en douter, suite aux récentes annonces du gouvernement concernant la crise sanitaire, et par principe de précaution, Un Toit c'est Un Droit préfère annuler la version "présentielle" de son Assemblée Générale 2020, prévue mardi 29/09 à partir de 18h30 à la Maison Internationale de Rennes.

Cependant, l'association maintient son Assemblée Générale 2020. Celle-ci aura lieu seulement en visioconférence, via l'outil de visioconférence "Jitsi Meet" (un équivalent de "Zoom", mais libre).

Pour faciliter la fluidité de l'assemblée, nous sommes contraints de limiter la jauge de participants à l'Assemblée Générale à 15 personnes maximum. Sans quoi, nous craignons les problèmes de connexions, et des difficultés de compréhension pour mener un débat efficace.

Aussi, nous réservons des places pour les membres du CA sortants, mais également, quelques places pour les adhérents : merci de nous faire part avant ce dimanche 27/09 de votre souhait de participer à l'assemblée à l'adresse de l'association : untoitundroit35@gmail.com

Pour tous les autres adhérents, nous vous rappelons que vous pouvez renouveler votre adhésion via notre compte Hello Asso : https://www.helloasso.com/associations/un-toit-c-est-un-droit/adhesions/un-toit-c-est-un-droit-35-adhesion-2020

Navrés de vous prévenir à la dernière minute, et en espérant vous revoir toutes et tous bientôt !

Un Toit c'est Un Droit !

mardi 22 septembre 2020

Nouveau campement à Rennes : ouvrez des lieux !

 Le collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes appelle à un rassemblement Place de la Mairie, mercredi 23 septembre à 16h, pour exiger la mise à l'abri des familles qui dorment sous tente près de l'Auberge de Jeunesse à Rennes.

Ci-dessous le communiqué : 

Communiqué de presse
Collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes


 

Personnes à la rue :

Camper sous la pluie ?

A Rennes, le mardi 22 septembre 2020

 

Depuis le début du mois de septembre, la situation du logement se tend dangereusement sur la ville de Rennes.

 

-        L’Etat responsable de l’hébergement d’urgence et de l’hébergement des demandeu.se.rs d’asile remet les personnes hébergées dans les CADA, donc hébergées de droit, à la rue. C’est le cas pour ceux de la périphérie rennaise, de Rennes, voire des départements proches. Pire, lors d’une action du Collectif de soutien aux personnes sans-papiers, le mercredi 09/09 à la DDCSPP, une adresse mail a été fournie pour signaler les personnes fragiles à héberger d’urgence. Les associations l’ont utilisé trois fois. Sans réponse, sauf lundi 21/09 : « Sauf erreur de notre part cette liste ne nous a jamais été adressée » ! Le mépris et la mauvaise foi habituels de la préfecture …

 

-        La mairie est aux abonnés absents depuis la fin de semaine dernière et ne répond plus aux sollicitations des associations, l’élu en charge de la solidarité n’est pas joignable…

 

En conséquence : de plus en plus de personnes se retrouvent sans solutions, et les associations sont débordées par les appels en tous sens.

Un campement est en train de s'installer de nouveau à Rennes, sous la pluie et dans la gadoue, au niveau de l'Auberge de Jeunesse. Plusieurs familles y tentent de survivre, enfants compris.

 

La famille M. dort dans la rue avec ses 5 enfants mais le 115 ne donne rendez-vous que le 28 septembre !! Une mère et son bébé de 3 mois sont également dehors, tout comme un enfant lourdement handicapé : que faut-il pour remplir le critère de « vulnérabilité » du 115 ?!

 

Au total 12 familles et 21 enfants sont aujourd’hui à la rue ou dans des tentes. Or la météo se dégrade et les conditions de vie vont devenir insupportables. D’autres lieux hébergent des femmes célibataires qui deviennent des proies faciles pour les hommes sans scrupules. Sans compter les dizaines et dizaines de personnes isolées qui se font systématiquement refouler de tous les dispositifs, Etat comme Mairie !

 

Deux lieux pouvant accueillir 80 personnes chacun sont libres et disponibles !

 

Mme Kirry, Mme Appéré, vous avez les clés alors mettez les gens à l’abri.

 

Retrouvons-nous tou.te.s devant la Mairie ce mercredi 23/09 à 16h,
avec nos parapluies, pour exiger la mise à l'abri de tou.te.s !

 

LOGEMENTS DIGNES ET PERENNES POUR TOU.TE.S !

 

Art L. 345-2-2 du CASF : "Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence."


Contact : interorga35@protonmail.com


lundi 21 septembre 2020

RDV ce samedi au Village des Possibles !

UTUD vous donne rendez-vous au Village des Possibles, ce samedi 26 septembre, entre 12h et 20h place Charles de Gaulle !

Nous serons présent.e.s pour vous présenter l'association et son travail, ses activités et ses objectifs pour l'année à venir !

Toutes les informations concernant le Village des Possibles est disponible ici : https://www.facebook.com/events/258847322014911


Par ailleurs, entre 16h30 et 17h30, une animation est organisée dans le cadre de la marche nationale des Sans-Papiers : des prises de parole de personnes exilées et des témoignages de leurs quotidiens, vis-à-vis des papiers, du logement, du CRA... De la lumière mise sur des vies de galère !

Venez parler avec nous ! 

A samedi !

dimanche 6 septembre 2020

C'est la rentrée ! Deux rendez-vous !

 L'association Un Toit c'est Un Droit vous souhaite une bonne rentrée 2020 !

En attendant l'Assemblée générale de l'association, prévue fin septembre, deux rendez-vous pour la semaine prochaine !


1) Dans le cadre du festival du film documentaire par COMPTOIR DU DOC, une projection du film documentaire retraçant l'Etonnant Voyage de Rennes à Saint-Malo, de juin 2019, est organisée au Pôle Associatif de la Marbaudais !


RDV au 32 rue de la Marbaudais ce mardi 08/09 à 19h30


ATTENTION : le nombre de place est limitée à 49 personnes ! Venez en avance !

A noter : le masque est obligatoire.


2) Le collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes organise un rassemblement de soutien aux personnes à la rue, mercredi 09/09 à 14h, devant la DDCSPP (qui gère le 115).


RDV au 15 avenue de Cucillé, ce mercredi 09/09 à 14h


Si vous êtes disponible, venez soutenir les personnes sans solution de logement, la rentrée 2020 est marquée par les sorties d'hébergement, et le 115 n'ayant pas de nouvelles places, ce sont plusieurs dizaines de personnes qui sont à la rue.

Il faut que l'Etat ouvre des places, maintenant !



A bientôt, et plus d'infos à venir concernant l'AG d'UTUD !


Un Toit c'est Un Droit

dimanche 19 juillet 2020

Quand déconfinement rime avec nouveaux logements : la lettre d'info #2

Avec les jeunes et encadrants de la SEA 35, sur le chantier d'une maison obtenue en juin par l'association, où seront logées 16 personnes pendant au moins 18 mois.


La lutte pour des logements dignes et pérennes passe par les chantiers !

Depuis le lundi 11 mai, les membres d'Un Toit c'est Un Droit ont repris les activités habituelles de l'association et se sont organisés en vue de la crise du logement à venir. Pendant le confinement, les personnes à la rue sont mises à l'abri par les autorités, tardivement. Dès le déconfinement, la crainte des remises à la rue et de la reprise des expulsions se fait sentir, les associations étant submergées d'appels de détresse.

Il apparaissait urgent d'agir à un double-niveau : se mobiliser, et poursuivre la campagne en faveur de la régularisation de toutes et tous, et obtenir de nouveaux logements, en vue des remises à la rue qui risquaient de s'échelonner pendant les mois de juin et de juillet. La crainte de tous : un campement de la même ampleur que celui du Parc des Gayeulles à l'été 2019.


 

















Rassemblement du 20 juin Place de Gaulle à Rennes                                                                                                                           Un  chantier dans la bonne humeur



Les nouveaux logements 


A l'arrivée de l'été, l'association se trouve dans une mauvaise posture : plusieurs conventions passées doivent prendre fin. Il y a ainsi besoin de trouver de nouvelles opportunités, ce d'autant plus qu'un nombre croissant de personnes se retrouvent à la rue.

La Fondation Abbé Pierre se mobilise, et fait l'interface entre les propriétaires de biens et l'association, pour rechercher des solutions. Bientôt, une maison vide nous est proposée. Ce logement a besoin d'un coup de neuf, ce à quoi s’emploient les bénévoles, les futurs habitants, mais aussi, les Compagnons Bâtisseurs, la SEA 35 et une entreprise betonnaise, Peltier SARL.

Nous saisissons l'occasion de dire un grand merci à toutes les personnes qui ont participé à ces travaux !

Pascal, notre menuisier en chef installe gardes-corps aux fenêtres et rampe d'accès pour le fauteuil roulant, et une joyeuse équipe s'affaire autour de Michel, chef de travaux, pour rénover la maison. Lessivage de murs, peinture, jardinage, nettoyage, tout y passe ! Pendant ce temps, des dons sont récupérés à droite et à gauche, chez des soutiens solidaires. Enfin, sur les parties les plus techniques, les Compagnons Bâtisseurs réalisent un travail conséquent de remise en état.

En l'espace de deux semaines, la maison est méconnaissable !

Les travaux ne sont pas tout à fait finis, mais les habitants ont déjà pu s'installer, et l'on prévoit déjà une grande pendaison de crémaillère à la rentrée, pour remercier toutes les personnes qui ont œuvré pour rendre cette maison habitable pour 16 personnes !


























L'équipe des Compagnons Bâtisseurs, dont on devine le sourire sous le masques   Crédits photo : © CB 35




Depuis, d'autres logements ont été proposés à l'association ! Un autre chantier s'est tenu la semaine du 15 juillet, et d'autres suivront sûrement. En tout et pour tout, 4 nouveaux logements pourraient être attribués à Un Toit c'est Un Droit !

A cela, il faut ajouter les chantiers lancés dans les logements déjà gérés par l'association, où la main d'oeuvre est également appréciée !

Pour vous signaler, si vous souhaitez donner un coup de main aux bénévoles et rejoindre l'équipe, un framadate est mis en ligne !

il vous suffit de rentrer votre nom, saisir vos disponibilités, et de laisser en commentaire un moyen de vous joindre :



La lutte pour la régularisation de tou.te.s ! #Régularisation


Un Toit c'est Un Droit est partie prenante de la campagne nationale "#Régularisation" qui regroupe la Marche des Solidarités, les Etats-Généraux des Migrations, l'Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants, et des collectifs d'associations de plusieurs villes de France (Paris, Lyon, Grenoble, Toulouse... et Rennes, via l'inter-organisation de soutien aux personnes exilées).

Des dates de mobilisation collectives sont posées, pour que dans chaque ville de France (voire même plus, puisque certaines mobilisations se sont également tenues à Bologne en Italie et à Bruxelles), le même jour, les personnes exilées en lutte et leurs soutiens soient visibles !
L'objectif : alerter sur les conditions de vie, faire entendre les voix des personnes exilées, et obtenir une régularisation durable et de plein-droit pour tou.te.s les sans-papiers !
A Rennes, l'inter-organisation revendique également le droit à un logement digne et pérenne, et la fermeture définitive du Centre de Rétention Administrative (C.R.A) de Rennes Saint-Jacques !

Le samedi 20 juin, une mobilisation collective avait lieu. A Rennes, un grand "rassemblement-meeting" de plusieurs heures s'est tenu, où les paroles des premières et premiers concerné.e.s ont pu résonner sur la place Charles de Gaulle.




Et maintenant ? 

La situation du logement est toujours alarmante à Rennes
Même si le campement semble s'éloigner, et que la Mairie se décide à mettre à l'abri les familles avec enfants, de nombreuses personnes restent encore dehors (célibataires, couples sans-enfants, ou encore familles non logées par la Mairie...).
Cette situation a poussé le Collectif de soutien aux sans-papiers, épaulé par des membres de l'inter-orga, à lancer une campagne d'occupations "amies" afin d'alerter les pouvoirs publics et de trouver des solutions.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur Ouest-France, France 3 Bretagne ou encore La Croix


L'association continue ses chantiers

Un Toit c'est Un Droit continue ses chantiers pendant l'été, quand bien même en équipe réduite. Des anciens logements de l'association ont besoin d'un coup de neuf, comme la maison éclusière à Rennes.
Egalement 3 nouveaux logements qui devraient être attribués à l'association courant de l'été.
C'est une bonne nouvelle dans la mesure où il y a encore beaucoup de personnes à la rue, mais cela va demander beaucoup de travail. Des solutions sont à imaginer. En attendant, grâce au soutien de la Fondation Abbé Pierre, des personnes trouvent un toit !


"7 ans de bataille judiciaire ! 7 ans de galère ! Tout ce qu'on a envie d'entreprendre est freiné systématiquement. Je pense qu'il y a un système qui est mis en place pour casser les gens en fait.
La Préfecture n'en fait qu'à sa tête."
Témoignage d'Ansoumane, recueilli par C-Lab.

Et demain ? 


Deux dates à venir

  • l'Assemblée Générale 2020 de l'association, le mardi 29 septembre 2020 à 18h30
  • l'Acte 3 de la campagne #Régularisation !
    Marchons vers Paris ! RDV le 17 octobre 2020 à l'Elysée !




BON ÉTÉ A TOUTES ET A TOUS !

UN TOIT, UN DROIT !


jeudi 16 juillet 2020

Les chantiers continuent pendant l'été !

L'association a déjà lancé plusieurs chantiers sur les dernières semaines, dans des nouveaux logements mais aussi dans des logements déjà occupés.

Mais les propositions continuent, et nos équipes se réduisent au fur et à mesure que l'été avance.

Nous avons besoin de bras : peinture, petits bricolages, déménagements, jardinage... Autant d'activités pour lesquelles nous avons besoin de monde !

Si vous êtes disponible à partir de lundi 20 juillet, et sur les prochaines semaines, faites-le savoir ici :


C'est pour proposer des temps de dispo pour participer aux chantiers. Il suffit d'inscrire son nom, cocher les cases qui correspondent à vos dispo, de valider, et c'est bon !

Ensuite, vous pouvez laisser en commentaire, sous le tableau, un prénom et un numéro de téléphone pour que la personne qui gère le chantier puisse vous recontacter !

N'hésitez pas à faire tourner autour de vous !

A bientôt !

mardi 23 juin 2020

3 nouveaux logements ! Besoin de coups de main !

La situation du logement à Rennes est très tendue. Les listes s'allongent, et les solutions manquent. On approche d'une centaine de personnes, familles ou personnes isolées, qui sont d'ores et déjà dehors, sans aucune solution.

D'ici le mois de juillet, et la fin de l'état d'urgence sanitaire, les mises à l'abri décidées à la hâte par la préfecture pendant le confinement risquent de prendre fin, et les remises à la rue de fin de prise en charge(CADA, 115...) reprennent.

Les associations craignent que cet été à Rennes plus de 400 personnes se retrouvent à la rue !

Il y a un an, en juillet 2019, cette même situation avait vu un campement géant s'installer dans le parc des Gayeulles à Rennes. Il est intolérable que cette situation se reproduise une fois encore : des solutions doivent être trouvées, et celles-ci doivent être dignes !

Une mobilisation va s'organiser, en lien avec le collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées.

Mais en attendant, devant cette urgence, Un Toit c'est Un Droit prend sa part et ouvre prochainement 3 nouveaux logements !

Des chantiers vont donc se mettre en place prochainement, et deux sont déjà en cours. Nous avons besoin de bras : peinture, petits bricolages, déménagements, jardinage... Autant d'activités pour lesquelles nous avons besoin de monde !

Si vous êtes disponible, dès cette semaine, ou plus tard jusqu'à la mi-juillet, contactez-nous : 

untoitundroit35@gmail.com
@untoitestundroit35 (Facebook)
07 54 37 62 67 

Plus d'informations à venir, mais n'hésitez pas à passer, même pour une demi-journée !

Un Toit c'est Un Droit

vendredi 5 juin 2020

Chantiers, besoin de bras !

L'association Un Toit c'est Un Droit reprend des activités "classiques" après s'être investi pendant le confinement dans le soutien aux personnes plongées dans la crise alimentaire.
La crise sociale est encore bien devant nous, mais nous aurons l'occasion d'en reparler prochainement.

Dans ces activités, certaines vont nécessiter des coups de main, en particulier des chantiers sur des maisons !
Au programme : peinture, déménagements, petits bricolages, manutention... Rien de très complexe, mais plus on est, mieux c'est !

Premier rdv : lundi 8 juin, à partir de 10h. Un chantier de rénovation d'une maison, des coups de peintures et des bricoles.

Second rdv : à partir du lundi 15 juin, jusqu'à la fin du mois de juin. Une nouvelle maison va être ouverte, et il y a un peu de travail à faire dedans (peinture, bricolages, déblaiement, jardin...).
Nous avons déjà une équipe pour nous accompagner, mais de l'aide supplémentaire sera toujours la bienvenue !

Troisième rdv : à partir du week-end du 20/21 juin, jusqu'au jeudi 25 juin. Une maison a besoin d'être vidée (cause de punaise de lit, sales petites bêtes qui nous causent bien des ennuis !), les habitant.e.s aidés et déplacés le temps du traitement. Manutention, accompagnement, etc...

Si vous êtes disponible sur l'un de ces créneaux, ou plusieurs, n'hésitez pas à nous répondre à untoitundroit35@gmail.com, pour plus d'informations, ou directement par téléphone au 0754376267 !

Merci d'avance, et à bientôt !

Un Toit c'est Un Droit 

Communiqué Inter-Orga à chaud après le 30 mai

Communiqué du Collectif inter-organisation de soutiens aux personnes exilées

A Rennes, le Samedi le 30 mai 2020,

Au moment où le gouvernement annonce la réouverture des grands centres commerciaux la première manifestation du monde d’après à Rennes a réuni 2 à 300 personnes ce qui est une grande victoire. Nous avons été capables de remobiliser dans la rue avec un dispositif sanitaire sécurisé pour joindre la Marche des Solidarités et demander la régularisation définitive et inconditionnelle des sans-papiers jusqu’à ce que la police intervienne et nous contrôle.





Nous avions déclaré la manifestation et nous n’avons eu aucune interdiction. Notre dispositif prévoyait 9 points de rassemblement de maximum 10 personnes en cortège masqué avec une distance de 2m entre chaque manifestant.e.s. Malgré notre volonté de respecter les gestes barrières notre protocole a été mis à mal par les forces de l’ordre en nous regroupant place de Bretagne. Les forces de l’ordre ont procédé à des contrôles massifs, menaces de verbalisation et arrestations. Si ces contrôles donnent lieu à des verbalisations, elles seront recensées et contestées collectivement.

Nous considérons ces menaces et ces intimidations comme de graves atteintes à notre liberté fondamentale de manifester. Notre détermination pour obtenir maintenant la régularisation de tou.te.s les sans-papiers reste intacte. Nous nous mobiliserons à nouveau dans la rue le 13 juin à l’appel de la convergence nationale pour la régularisation et l’égalité des droits.



Le collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes

Contact : interorga35@protonmail.com

mercredi 27 mai 2020

Manifestation : Régularisation de tou.te.s les sans-papiers !

Manifestation ce samedi 30 mai à Rennes à l'appel du collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes ! 

Sur la base de l’appel « Foyers, Centres de Rétention, Sans-Papiers : des mesures immédiates contre la bombe sanitaire !» soutenu à ce jour par 180 collectifs et organisations sur tout le territoire, le collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes appelle à une manifestation le samedi 30 mai à 15h dans les rues de Rennes !

Nous exigeons des pouvoirs publics, état et collectivités :

- La réquisition des bâtiments et logements vides dont il et elles disposent, ainsi que la mobilisation des moyens logistiques nécessaires à la mise à l’abri des personnes sans domicile 
- La non-réouverture du Centre de Rétention Administrative de St-Jacques-de-la-Lande, la fin des assignations à résidence et l'abandon de toutes les OQTF (Obligation à Quitter le Territoire Français).
- La régularisation immédiate, de façon pérenne et inconditionnelle toutes les personnes sans papiers présentes sur le territoire français et européen.

Pour protéger les participantEs et toute la population, la manifestation observera les règles sanitaires (distances, masques, gants).

A cette fin, plutôt qu’un défilé « classique », les manifestantEs seront appeléEs à se répartir dès le départ entre 9 points de rassemblements dès 14H45 pour un départ à 15h pétantes ! Merci de vous inscrire sur le tableau suivant afin de former des groupes de 10 personnes par point de rassemblement : https://lite.framacalc.org/9gvu-et3qa1nf34
Si lors de votre inscription, le tableau est rempli, le RDV est donné à République, où les manifestantEs seront invitéEs à se placer le long des cortèges déjà existants, en respectant une distance de 2 mètres.

Il y a urgence, sanitaire, sociale et politique. Soyons nombreuses et nombreux dans la rue samedi à montrer notre détermination ! La régularisation des Sans-Papiers c’est maintenant !


Pour information : la manifestation a été déclarée, pour l'heure, pas de réponse de la part de la préfecture. Le rendez-vous est maintenu tant qu'il n'y a pas d'interdiction.
Toutes les informations sont à suivre sur : https://www.facebook.com/events/243717846908958/ 

Défendons le droit fondamental à manifester : https://www.ldh-france.org/manifester-est-un-droit-fondamental-il-doit-etre-defendu

A samedi donc !

mercredi 13 mai 2020

Communiqué de l'inter-orga



Collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes

Communiqué de presse


A Rennes, le mercredi 6 mai 2020,


Depuis le 17 Mars dernier, date de début du confinement, face à une précarisation accrue des personnes en situation de pauvreté, françaises ou étrangères, avec ou sans papiers, le travail des associations et du collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes est massif.
La première initiative fut la création du site d’information et d’enregistrement des appels de détresse rennescovidsolidarité.info, disponible en plusieurs langues, et une forte mobilisation autour du ravitaillement des personnes en biens de première nécessité, alimentation et hygiène, par le biais notamment d’une coordination élargie avec les actrices et acteurs traditionnels de la distribution alimentaire. En quelques jours, des militant.e.s qui habituellement se battent contre le manque de papiers et de logements pour les personnes migrantes ont dû s’auto-convertir en professionnel.le.s de l’aide alimentaire : depuis le début du confinement, pour le seul site de l’école de la Volga, près de 5000 personnes ont ainsi pu être livrées et les demandes montent en flèches ces deux dernières semaines.


Les associations déplorent le manque d’engagement de l’état et de la mairie de Rennes qui ne se sont mobilisés que très tard dans cette crise sanitaire de grande ampleur et n’ont quasiment apporté aucun moyen logistique ni financier.


L’état s’est contenté d’une mise à l’abri tardive (qui s’arrêtera le 10 mai pour certaines personnes) et d’une distribution de tickets services limitées aux personnes confinées dans les hôtels, allant jusqu’à menacer, via le SIAO, les associations de poursuites judiciaires pour l’ouverture du site internet.
La mairie, elle, s’est contentée de mettre deux écoles à la disposition des associations pour l’organisation de l'aide alimentaire, leur en déléguant la gestion sanitaire complexe, toute la logistique et le "temps de travail" (non rémunéré car réalisé par des militant.e.s). Par contre, son CCAS a renvoyé bon nombre de personnes sollicitant de l’aide vers le site rennescovidsolidarite.info, allant jusqu’à créer une confusion quant au caractère public de cette gestion.
Nous sommes révolté.e.s par l’insuffisance criante des moyens financiers et matériels qui devraient être alloués pour le soutien aux personnes les plus démunies, qu’elles soient françaises ou étrangères, que ce soit par l’état ou par la mairie.


Il est certain qu’au 11 mai les personnes en situation de pauvreté ne cesseront pas d’avoir faim, que celles et ceux que la crise aura considérablement fragilisé.e.s continueront de se faire connaître et que les demandes vont continuer d’augmenter considérablement.


En prévision du retour en classe le 11 mai, la Mairie a repris les 2 écoles mises à disposition des associations depuis 2 mois et a ouvert un seul nouveau lieu pour les distributions d’aide alimentaire : le gymnase de la Courouze. Ses modalités précises de fonctionnement n’étant pas encore fixées et beaucoup de bénévoles devant retourner au travail, nous laissons donc désormais à la Mairie cette charge logistique qu'il lui revient de mener à bien.
Pour ajouter à cette situation hyper tendue, les personnes précaires, avec ou sans papiers, à la rue ou à l’hôtel, ainsi que les militant.e.s des associations, parfois même alors qu’ils livrent des colis alimentaires, sont victimes d’une répression abusive et de la criminalisation de leur activité. Arrestations et gardes à vue injustifiées, procès-verbaux aux personnes SDF, convocations à la PAF (Police aux Frontières) à la sortie du confinement et refus de prise en charge des situations de violences conjugales par les forces de l’ordre, ont eu cours librement tout au long de cette période de confinement.
Nous savons aussi que la période de dé-confinement annonce une sortie massive des personnes « mises à l’abri » et que ce seront plus de 300 personnes qui vont à nouveau se retrouver sans logement à Rennes et qui s’ajouteront à celles et ceux sont restés sans solution.
Enfin il apparaît clairement que, tant que les personnes exilées ne seront pas toutes régularisées, elles resteront de ce fait sans possibilité de travailler, sans revenus et sans toit : une situation d’une violence inouïe, totalement contraire à toutes les conventions internationales signées par la France !


Cette situation exceptionnelle impose des mesures exceptionnelles !


Nous exigeons des pouvoirs publics qu'ils prennent leurs responsabilités en allouant plus de moyens aux actrices et acteurs de la distribution alimentaire, en mettant à disposition gratuitement des lieux adaptés ainsi que l’aide financière et matérielle nécessaire à leur fonctionnement (véhicules, systèmes frigorifiques, stocks alimentaires et d’hygiène, embauche de salariés, etc).

Nous demandons la suppression de toutes les pénalisations pour cette période de confinement.

Nous exigeons des pouvoirs publics, état et collectivités, la réquisition des bâtiments et logements vides dont il et elles disposent, ainsi que la mobilisation des moyens logistiques nécessaires à la mise à l’abri des personnes sans domicile : les associations ont fait plusieurs propositions restées sans réponse jusqu’à ce jour.

Nous demandons la non-réouverture du Centre de Rétention Administrative de St-Jacques-de-la-Lande, la fin des assignations à résidence et l'abandon de toutes les OQTF (Obligation à Quitter le Territoire Français).

Enfin, nous réaffirmons la nécessité, aux côtés des États Généraux des Migrations, du collectif InterSquats Exilé·e·s Lyon et Environs et de la Marche des Solidarités, de régulariser immédiatement, de façon pérenne et inconditionnelle toutes les personnes sans papiers présentes sur le territoire français et européen et la garantie pour tou.te.s de l’accès aux droits fondamentaux : c’est en très grande partie cette absence de papiers qui empêche environ 400 000 personnes aujourd’hui en France de travailler et de sortir de la précarité qui les asphyxie.

Ces propositions sont celles que nous revendiquons pour la sortie du confinement et nous les voulons durables. Notre société doit prendre la mesure, en ce moment particulier, des changements de fonctionnement qu’elle doit effectuer et réinvestir dans la solidarité afin de garantir enfin le respect, pour tou.te.s, des droits fondamentaux qui, seuls, permettent à chacun.e de vivre dans la dignité.

Ce sont ces revendications que nous exposerons à la Maire de Rennes lundi 11 mai si elle donne suite à notre demande de rendez-vous, et que nous porterons lors de la manifestation que nous organiserons le 30 mai dans le respect des gestes barrière, précautions rendues nécessaires par la crise sanitaire.

Quoi qu’il en soit, les composantes de l'inter-organisation sauront, comme à l’accoutumée, prendre toutes leurs responsabilités avec et aux côtés des plus vulnérables.



Le collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes
contact :
interorga35@protonmail.com






Retrouvez ce texte, ainsi que d’autres communiqués et témoignages sur le site : https://rennescovidsolidarite.info/communiquesdepresse/



Signataires :

ACE – ATTAC Rennes – L’Aubière-Thorigné – La Cimade 35 – CNT 35 – CRIDEV  – D’Ici ou D’Ailleurs – Ensemble 35 – Etonnant Voyage – FSU 35 – GAT Migrants FI 35 – Groupe Logement du 14 Octobre – MRAP 35 – NPA Rennes – Planning Familial 35 – Québriac Migrants Solidarité – RESF 35 – SDAS FO 35 – Un Toit c’est Un Droit – Utopia 56 Rennes

lundi 4 mai 2020

UTUD et le Covid - Retour sur 7 semaines de gestion de crise

16 mars 2020 : annonce du confinement.
Comme tout le monde, Un Toit c’est Un Droit est pris de court...

Les premiers jours, nous participons avec d’autres au relogement des 28 familles jusqu’alors hébergées par la mairie dans les gymnases et centres de loisir, relogement décidé dans l’urgence et géré matériellement par les militants, vers une maison à Noyal-Chatillon et des hôtels à Fougères, Montauban, Chantepie et Rennes. Puis, répondant à la première urgence, UTUD se met en lien avec les associations caritatives (Secours Populaire, Banque Alimentaire, Cœurs Résistants…) pour coordonner une aide alimentaire d’urgence sur Rennes et la métropole. Pour informer, relayer, identifier les besoins et recruter des bénévoles, un site est mis en ligne à l'initiative du collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes :

Pour approfondir, nous vous proposons un retour sur ces sept dernières semaines, à travers ces quelques mots, photographies, et une interview de notre secrétaire Joëlle Couillandre, par l'émission "L'Arène", de Canal B :




    © Anne-Cécile Estève

    Et maintenant ? 
    L’aide alimentaire

    Ceux qui sont impliqués dans la distribution alimentaire sont épuisés, tant physiquement que nerveusement, mais continuent. Les appels à l’aide sont de plus en plus nombreux, mais pas les livraisons de denrées alimentaires, ni vraiment l’implication concrète de la mairie. Sans parler de l’Etat, un véritable déni de responsabilités !

    La Mairie a pris la décision de fermer les deux centres de l’aide alimentaire, deux écoles qui doivent rouvrir le 11 mai, pour les regrouper sur un seul site. Sans savoir dans combien de temps ce nouveau site sera prêt, nous sommes très inquiets vis-à-vis des personnes en grande difficulté qui attendent d’être livrées, sans compter celles qui continuent de s’inscrire… 
    Logements UTUD et inter-orga
    Les autres essaient de suivre les dizaines de maisons sous convention. Malgré une (fausse) alerte, à ce jour aucun cas de Covid-19 détecté au sein des habitants. Beaucoup de gens inquiets, qui ne savent plus comment renouveler leur carte de bus, leur assurance maladie, qui ne savent où en est leur dossier administratif, qui craignent de manquer de nourriture, qui ne comprennent pas quand les enfants vont pouvoir retourner à l’école ou juste qui prennent des nouvelles des militants et s’inquiètent de leur santé !

    Certains d’entre nous participent aussi aux réunions de l’inter-orga, où les sujets de réflexion ne manquent pas, et où se dessinent des pistes d'actions communes. 
    "L'équipe du site, qui n'est composée que de bénévoles, proteste avec fermeté contre l'inadmissible défaillance des autorités face à la détresse sociale qui monte."
    Et demain ? 
    Les besoins de distribution alimentaire ne vont certainement pas disparaître du jour au lendemain. Les associations annoncent d’ores et déjà à la mairie qu’elles cesseront leur action dans ce domaine le 20 mai et lui demandent de reprendre ses responsabilités. En attendant, le déconfinement va compliquer les choses : les lieux prêtés par la mairie et les camions prêtés par d’autres associations ne seront plus disponibles, certains militants vont reprendre le travail, d'autres vont être aussi très sollicités par la reprise des démarches administratives, en suspens depuis 6 semaines, qui s'annoncent déjà très complexes…

    En premier lieu, de grosses incertitudes quant à l’hébergement de centaines de personnes mises à l’abri seulement pour le temps du confinement qui risquent de se retrouver dehors. Cette question préoccupe toutes les associations sur le terrain. UTUD a déjà envoyé un courrier à madame Appéré sur la question, la pressant d’anticiper, et lui suggérant certaines pistes : des lieux vides pouvant convenir à l’accueil de nombreuses personnes, sans réponse pour le moment.
      En parallèle, les différents chantiers stoppés dans les logements UTUD vont redémarrer, de l’aide sera bienvenue :
      • Des discussions autour d'une nouvelle maison sont en cours. De nombreuses tâches matérielles sont donc à prévoir (réparations, déblayage, déménagement…)
         
      • Une nouvelle opération de lutte contre nos (pires) amies, les punaises de lit, est aussi au programme requérant là encore de nombreuses tâches matérielles.
         
      • Une autre de nos maisons a grand besoin d’une opération de rafraîchissement. Un chantier solidaire sera à prévoir.
      © Anne-Cécile Estève