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mercredi 5 juin 2013

Rennes, semaine sur les politiques migratoires du 12 au 15 juin 2013


HOLLANDE ET L’IMMIGRATION :
QUEL BILAN UN AN APRÈS ?


  • Droit de vote, expulsions, discriminations, accès à la citoyenneté, régularisations, logement… où en sommes-nous après un an de présidence Hollande en matière de politiques migratoires ?
  • Le réseau 35 de vigilance contre le racisme et la xénophobie d’Etat, créé en 2011, organise une semaine d’informations et d’échanges du lundi 10 juin au samedi 15 juin.
  • Les associations rennaises qui luttent avec et/ou pour les migrant-e-s ont été invitées à proposer différentes initiatives pour cette semaine qui se clôturera par une manifestation unitaire pour l’égalité entre français et étrangers.


PROGRAMME



Mercredi 12 juin : La parole est aux clichés !


18 h 30 = Cours participatif intitulé « Y a-t-il trop d’immigrés en France ? »

proposé par des individus du collectif de soutien aux personnes sans-papiers

Où ? Maison de quartier de Villejean, salle hall cheminée,

2 rue de Bourgogne, Métro Villejean Université



Jeudi 13 juin : La parole est aux associations et aux avocates !


18 h 00 = Tour de table des associations rennaises

(ATMF, CSPSP, CDM, MRAP, UTUD…) pour un bilan local

des politiques migratoires après un an de présidence Hollande. Débat.

19 h 30 = « Apéritif dinatoire » offert par le réseau 35 de vigilance avec exposition simultanée sur les personnes migrantes proposée par Un toit, c’est un droit

20 h 30 = Conférence publique de Mélanie Le Verger et Gaëlle Le Strat,

avocates rennaises spécialisées en droit des étrangers. Débat.

Où ? Local de la FSU, 14 rue Papu, métro Ste Anne (prévoir 5 mins de marche)

ou plusieurs bus arrêt Chèques postaux ou bus n°2 arrêt Brest-Verdun



Vendredi 14 juin : La parole est aux migrants !


18 h 30 = Témoignages de migrants sur les raisons de leur migration, sur leur expérience de l’asile et de la quête de papiers… proposés par le Conseil des migrants de Rennes.

Exposition simultanée sur les personnes migrantes proposée par Un toit, c’est un droit


Où ? Maison de quartier de La Binquenais, place Bir Hakeim, métro Clémenceau



Samedi 15 juin : La parole est à la rue !


15 h = Manifestation unitaire pour l’égalité entre français et étrangers

à l’appel du réseau 35 de vigilance contre le racisme et la xénophobie d’Etat

Où ? Place de la mairie à Rennes, métro République




Le réseau 35 de vigilance contre le racisme et la xénophobie d’État rassemble les organisations suivantes : AC ! – CADTM groupe de Rennes – CAR – Conseil des migrants – EELV – FASE – FSU – GA – GU – JC – MRAP – NPA – PCF – PG – PS – Solidaires – UDB – UNEF.

Mais, depuis sa création et à l’occasion de ses initiatives, le réseau met aussi en lien les organisations suivantes : ATMF 35, Mix-Cité,UTUD

Site Internet : www.vigilance-35.org/‎

jeudi 2 mai 2013

Alerte et Mobilisation Citoyennes : 21 organisations signent l'appel d'Un Toit c'est un Droit


Nous avons appris que 62 places d'hébergement d'urgence du plan hivernal étaient maintenues, et nous en réjouissons. Cependant, nous constatons chaque jour que ce n'est pas suffisant : depuis le 10 avril, une quarantaine de personnes, dont des femmes enceintes et des enfants en bas âge, se retrouvent sans hébergement chaque soir.

Elles n'ont d'autres solution que d'occuper des bâtiments publics : après deux gymnases en mars, Carrefour 18 du 10 au 19 avril, puis le Triangle. Cela ne peut pas durer.

Bientôt, ces personnes vont se retrouver de fait à la rue.Les autorités porteraient alors l'entière responsabilité de la mise en danger de l'ensemble de ces personnes sans-abri (parmi lesquelles des enfants) et des troubles sur la vie locale que pourrait engendrer une telle situation.

C'est pourquoi nous demandons à la préfecture et à la mairie de Rennes de prendre enfin la mesure du problème.

Des solutions peu onéreuses d'hébergement peuvent et doivent être trouvées rapidement :

Augmentation des places en CADA et en hébergement d'urgence, réquisition de bâtiments publics vides, etc.

Les associations sont par ailleurs tout à fait disposées à une rencontre sur cette question.
  • Gauche Unitaire
  • Collectif Pacéen
  • CNT 35 
  • PG Rennes-Redon 
  • Parti de Gauche 35 
  • MRAP 35 
  • RESF 35 
  • UD CGT 35 
  • FASE 35 
  • EELV 
  • Commune Vision 
  • Bienvenue 
  • Vie Nouvelle de Rennes 
  • RUSF 
  • Conseil des Migrants 
  • MJCF 35 
  • PCF Rennes Métropole 
  • Collectif de l’Ille 
  • Collectif d'habitant-e-s de St Jacques en soutien aux migrants 
  • NPA35 
  • Québriac Migrants Solidarité 
  • Un Toit c'est un Droit 

lundi 29 avril 2013

Rennes : l'entrave à la liberté d'expression et à la liberté de militer n'est plus d'actualité


Une quarantaine de militants de différentes organisations ont distribué des tracts sur le marché du Blosne samedi 27 avril pour rappeler que la liberté d'expression et le droit de militer existe pour tous.
La police municipale nous a gentiment demandé de retirer nos banderoles. Néanmoins nous avons refusé et il n'y a eu aucun contrôle d'identité.




jeudi 25 avril 2013

Rennes : Entrave à la liberté d'expression et à la liberté de militer !!!


Durant cette semaine des militants de l'association Un Toit c'est un Droit alors qu'ils diffusaient des tracts et présentaient leur pétition : Un logement digne pour tous sur les marchés de Sainte-Thérèse et du Blosne ont été contraints de limiter ou de renoncer à leur activité militante par les forces de l'ordre municipales et nationales.


Une entrave à la liberté d'expression et à la liberté de militer, qui de plus accompagnée d'un contrôle d’identité arbitraire, constitue un grave précédent à Rennes quant à la volonté de criminaliser et d’intimider les militants. Un précédent qui renvoie indubitablement à l'interpellation des membres d'une délégation du Collectif de Soutien aux Sans-Papiers, à la préfecture, lors d'un entretien avec le secrétaire général.

Le tractage sur la voie publique est libre. Il ne nécessite aucune autorisation préalable et n'est limité que par les règles du "trouble à l'ordre public".

L'exposition de banderoles et la diffusion de tracts sur les marchés sont une pratique courante à Rennes comme partout ailleurs. Certes les militants diffusaient dans le périmètre délimitant les marchés mais là aussi nul ne pourra contester que ces activités restent coutumières et participent à l'animation et au folklore des marchés.

L'association Un Toit c'est un Droit, de concert avec d'autres organisations, dénonce cette intrigante façon d’appliquer ou non le droit en fonction des revendications ou des militants. Elle entend rappeler que la liberté d'expression et de militer est indiscutable et permanente.

Plusieurs organisations renouvelleront donc une distribution de tracts sur le marché du Blosne samedi 27 avril à 10h00 et invitent toutes les personnes concernées par la défense du respect des droits à venir les rejoindre.

Merci à tous

mercredi 3 avril 2013

Occupation du gymnase de l'école Léon Grimault à Rennes


Les effets de la fin de la trêve hivernale sont immédiats. A l'initiative d'Un Toit c'est Un Droit, d'enseignants, de parents d'élèves et du Collectif de L'Ille, les personnes sans hébergement se sont regroupées, mardi 2 avril à 18h00, aux Champs Libres de Rennes. Étaient présents 61 personnes dont 25 enfants.
L'occupation du gymnase de l'école Léon Grimault de Rennes a débuté une heure plus tard.
Mais soudainement, le 115 a rappelé plusieurs familles pour leur signaler que contrairement à ce qui leur avait été signalé quelques heures plus tôt une place leur était proposée.
Restait une trentaine de personnes... Une brigade de la BAC est venue constater l'occupation mais aucun représentant de la ville de Rennes, ni l'élu de permanence, n'a daigné s'informer ou se présenter. Probablement étaient-ils trop occupés à organiser, en relation directe avec la préfecture,  la mise en oeuvre d'une expulsion pour le lendemain. Ou bien encore, à la rédaction d'un communiqué de presse pour signaler que bien qu'ils expulsent sans ménagement et systématiquement les familles à la rue qui recherchent un refuge ou une protection dans un établissement communal, il n'existe pas, à leur connaissance, d'enfants à la rue dans cette bonne ville qu'est la grande et généreuse Rennes.
Le CSPSP, après sa réunion hebdomadaire, est venu sur place apporter son soutien à cette occupation salutaire et citoyenne. Date est prise de mener des actions communes ou conjointes.
L'ensemble des participants de l'action entreprise aujourd'hui appelle chacun à manifester son indignation et sa réprobation en venant dès que possible et urgemment sur les lieux de l'occupation.

mercredi 20 mars 2013

L'école de l'Ille, rue de Verdun, est occupée


Mardi 19 mars 2012.
Comme annoncé précédemment la préfecture restreint considérablement l'offre d'hébergement d'urgence. Conséquence immédiate une cinquantaine de personnes dont plus d'une vingtaine d'enfants étaient à la rue ce soir.
Le collectif de l'école de l'Ille, située rue de Verdun à Rennes, composé de parents d’élèves et d'enseignants, soutenu par l'association Un Toit c'est un Droit ! et quelques sympathisants, a pris les choses en main. En début de soirée les familles étaient réunies dans l'enceinte de l'établissement. L'élu de permanence de la Ville de Rennes a été immédiatement prévenu de la situation et sollicité pour trouver une solution.


En attendant que celui-ci intervienne auprès de sa hiérarchie  pour information quant à la marche à suivre, les soutiens ont organisé un repas dans une salle du 1er étage.
Vers 22 h 00, la réponse de l'élu de permanence ne venant toujours pas, celui-ci a été recontacté. La Ville de Rennes ne comptait pas intervenir durant la nuit et personne ne se déplacerait. Les militants ont pris note du désintérêt et décidé d'investir le gymnase de l'école pour le transformer en dortoir improvisé.


Un Toit c'est un Droit ! appelle chacun à venir sur place ce mercredi dès 7h00 pour soutenir cette généreuse action du collectif de l'Ille et obtenir le relogement de tous !


samedi 2 février 2013

Journée d'action mercredi 30 janvier 2013 (Suite)





L'action a débutée par un rassemblement au Métro République. Une centaine de personnes présentes et plusieurs associations représentées : le Collectif de Soutien aux Personnes Sans-Papiers, le Dal 35, Le Collectif Solidarité pour Tous, CARPES et Un Toit c'est un Droit !.

Comme prévu, nous nous sommes répartis sur les différents lieux d'action choisis.





"Un Toit, c'est un Droit !" avait choisi de rendre visible des bâtiments vides en centre-ville pour demander que soit appliquée en urgence la loi de réquisition pour les personnes à la rue.












Nous avons collé des affiches sur l'ancienne école dentaire inoccupée depuis des lustres, puis nous nous sommes rendus dans un bâtiment de l'école d'agro boulevard Marbeuf : 80 chambres libres depuis 6 mois. Nous avons pu y pénétrer et constater que l'accès aux étages était condamné. 








Après avoir collé des affiches à l'intérieur et à l'extérieur, nous nous sommes divisés en 2 groupes : le 1er est allé rejoindre le rassemblement organisé par "scolarisation pour tous" place de la Mairie, et le second est allé occupé le siège du PS. Face à un représentant local du PS, les migrants ont raconté leur vie à la rue, la galère du 115, les conditions de vie dans les squats...

dimanche 27 janvier 2013

Journée d'action mercredi 30 janvier 2013


: 14h00 à République ("Un Toit c'est un droit !"- actons simultanées des autres organisations de la coordination 
: 16h00 place de la Mairie (rassemblement et pétition géante à l'appel de collectif " Scolarisation pour Tous" 

Aujourd'hui, rien n’a changé… Des centaines de personnes se retrouvent à la rue. Dans des villes comme Angers, Nantes, Lorient, Quimper ou encore Rennes de nombreuses personnes ouvrent des squats ou réquisitionnent des logements vides. Par ailleurs, dans toutes ces villes les dispositifs d’hébergement d’urgence sont saturés. La coordination régionale Bretagne-Pays de Loire solidaire des personnes immigrées dénonce cette situation ! En particulier :

* Nous trouvons inacceptable les conditions actuelles de l’hébergement d’urgence : nous exigeons la mise à l’abri inconditionnelle de toute personne qui est à la rue contre son gré, dans un hébergement digne et stable ;
* Nous exigeons le respect de ce droit fondamental qu’est le droit au logement ;
* Nous ne tolérons pas le discours qui vise à rendre responsables de cette situation, et à culpabiliser, les personnes étrangères ainsi que les personnes qui les soutiennent.

INHUMANITÉ ET NON RESPECT DES LOIS PAR LES AUTORITÉS
         Depuis le début de la trêve hivernale, la ville de Rennes n'a cessé de demander l'expulsion des squats, jetant ainsi des familles entières à la rue (3 nouvelles expulsions sont encore prévues dans les 2 semaines à venir!)
         Le 6 janvier, la préfecture faisait évacuer de manière musclée, en pleine nuit et en toute illégalité une nouvelle réquisition, allant jusqu'à arrêter 2 militants de l'association « Un toit c'est un droit ».
VIES EN DANGER À RENNES
         Chaque soir, des dizaines de personnes, dont de nombreux enfants, parfois des bébés, se retrouvent à la rue. Plus de 60 enfants recensés vivent dans des conditions précaires (squats, foyers, rue), ne pouvant plus fréquenter l'école.
L'ÉTAT DOIT RESPECTER LES LOIS
         Art. L 345-2-1, code action sociale : « Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychologique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'urgence »
         obligation de l'État de loger les demandeurs d'asile
         application de la loi de réquisition des logements vides

RÉGULARISATION DE TOUTES LES PERSONNES SANS-PAPIERS !
Action appelée par la Coordination régionale Bretagne – Pays de Loire solidaire des personnes immigrées : Angers, Brest, Châteaubriant, Lamballe, Lannion, Laval, Lorient, Morlaix, Nantes, Quimper, Rennes, Saint-Brieuc, Saint-Nazaire…




dimanche 13 janvier 2013

Malgré les moyens immédiats dont elle dispose la préfecture laisse délibérément 38 personnes dont une dizaine de mineurs à la rue

Manifestation du 12 janvier 2013


300 personnes, migrants, militants et sympathisants ont répondu à l'appel du MRAP35 et occupé durant plus d'une heure la place de la Mairie de Rennes.


La représentante du MRAP a dénoncé l'expulsion de la réquisition des bâtiments de l'ARS orchestrée sans aucune base juridique par la préfecture le samedi précédent. Une opération policière effectuée de nuit, pour rejeter brusquement à la rue une centaine de migrants et arrêter arbitrairement deux militants de l’association Un Toit c'est un Droit. La militante a rappelé les obligations de l'Etat concernant le droit au logement et l'accueil des populations étrangères, qui à Rennes, depuis l'arrivée du nouveau Secrétaire Général de la préfecture, semblent de moins en moins respectées et appliquées. Une situation locale comparable à ce qui se pratique au niveau national où intransigeance et inhumanité demeurent le fil conducteur d'une politique chiffrée du rejet de l'étranger. Le MRAP a notamment rappelé et condamné l'attitude du gouvernement et les déclarations du Ministre de l'Intérieur quant au refus d'entendre et de satisfaire les revendications des grévistes de la faim de Lille qui au 71ème jour de leur action sont au stade ultime de la survie.


Puis un cortège de manifestants a défilé dans les rues du centre, effectué une brève halte devant les grilles de la préfecture de région pour, par mégaphone interposé, désavouer publiquement les pratiques policières à l'encontre des migrants et des militants et informer les autorités que le cortège comptait se rendre à  l’hôpital Hôtel-Dieu.


Outre le fait que la préfecture refuse obstinément  de mettre à disposition pour les sans-abri les locaux inoccupés dont elle dispose, l'Hôtel Dieu comporte de nombreuses places d'hébergement d'urgence toutes aussi inexploitées puisque réservées uniquement dans le cadre du plan grand froid. Une aberration supplémentaire, la probabilité de leur utilisation étant très relative en Ille-et-Vilaine car assujettie à des températures extrêmes pour la région, quand parmi les manifestants étaient présentes 38 personnes  sans logement ou hébergement dont une dizaine de mineurs.


L'entrée principale de l'hôpital étant cadenassée les participants ont occupé la voie publique et interrompu la circulation durant 2 heures, soit la durée des négociations avec la préfecture concernant l'ouverture des places disponibles de l'Hôtel-Dieu. Une lenteur administrative inexplicable entraînant inutilement le blocage partiel du centre ville.
Vers 17h00,  les renseignements généraux ont communiqué aux manifestants la décision préfectorale. Refus catégorique d'ouvrir de nouvelles places mêmes inexploitées et indication d'attendre lundi pour appeler le 115 et les services d'urgence ce dernier étant saturé.
La décision rendue, les militants ont donné spontanément l'ordre de dispersion de la manifestation;

Une nouvelle fois,  la préfecture refuse toute véritable négociation et laisse délibérément à la rue 38 personnes malgré les moyens immédiats dont elle dispose.




jeudi 10 janvier 2013

Appel à manifester le samedi 12 janvier à 14h place de la Mairie.


COMMUNIQUE DU MRAP 35

Les militants des droits de l'homme à Rennes ressentent une profonde indignation.
Rennes a été dans la nuit du samedi 5 janvier le théâtre d'une expulsion dont l'illégalité le dispute à l'inhumanité : au cœur d'une nuit hivernale, une centaine de demandeurs d'asile, hommes, femmes et enfants, ont été jetés à la rue sans ménagement et sans aucune solution d'hébergement, sur ordre de la préfecture et en présence de son secrétaire général.
Cet immeuble, qui a abrité les services vétérinaires, était vide depuis plus d'un an quand des demandeurs d'asile l'avaient investi sans violence 2 jours auparavant parce que la préfecture se révèle incapable d'héberger les demandeurs d'asile,  comme l'y obligent les lois nationales et européennes ; et seul un juge était en droit de prononcer une expulsion.
Honte soit de telle pratiques ! Et ce même secrétaire général n'hésite pas à affirmer, au mépris de la réalité, que le système d'hébergement d'urgence "fonctionne bien" à Rennes alors que depuis des mois, les témoignages de son insuffisance s'accumulent.
Combien d'immeubles vacants, appartenant à l'Etat comme l'immeuble de l'ARS, pourraient être utilisés pour loger les personnes à la rue, à Rennes comme partout en France ?
Quand le même jour, la Ministre du logement visitait un squat parisien et, exprimant sa compassion, déclarait "étudier  la réquisition" d'un immeuble privé, le représentant de l'Etat à Rennes osait faire interpeller deux militants qui par leur présence apportaient un peu de réconfort à ces migrants.
Le MRAP exprime sa solidarité avec les militants de l'association "Un toit c'est un droit" et appelle tous les citoyens à manifester leur réprobation de tels procédés et leur colère devant ces décisions iniques des services préfectoraux samedi 12 janvier à 14h place de la Mairie.

AFPS- Rennes, LDH Rennes, UL-CNT 35, FSU 35, SNUipp35, GU 35, Europe Ecologie les Verts, CEL-C Rennes, JC, Un Toit c'est un Droit Rennes, Comité Rennais France Palestine, Solidarité Sudeduc35

jeudi 13 décembre 2012

Communiqué relatif à l'occupation de l'IRTS hier.

Aujourd’hui mercredi 12 décembre, le collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes a occupé, avec plusieurs membres de l’association « Un toit, c’est un droit » et du Conseil des migrants, l’IRTS (Institut Régional du Travail Social).
Cette « occupation amie » visait à mettre à l’abri une vingtaine de personnes à la rue (familles avec enfants, célibataires, couples sans enfant) et à réclamer des logements pour tous et toutes, étranger-e-s ou français-es, avec ou sans papiers. En cas de non hébergement de ces personnes à la rue, nous avions décidé d’occuper pendant plusieurs jours l’IRTS ou, en cas d’échec, un autre bâtiment ouvert au public. Le déclenchement de l’action a rassemblé une trentaine de personnes.
Cette action prenait tout son sens le jour où le Préfet de Bretagne avait invité les journalistes pour un point presse sur les suites de l’expulsion du squat de Pacé, notamment en termes de relogement.
L’occupation de l’IRTS a débuté à 14 h et s’est terminée à 20 h, après le déblocage par la préfecture de 20 places d’hébergement d’urgence dans le cadre du 115. D’après ce que nous avons compris, la préfecture aurait déclenché le niveau 2 du plan grand froid pour mettre à disposition ces 20 places qui n’existaient pas jusqu’à 19 h. L’action a donc payé puisque toutes les personnes ont été hébergées, sans regard porté sur leur situation juridique.
Il est à noter que, contrairement aux occupations habituelles du collectif, cette action a donné lieu à une forte solidarité spontanée des étudiant-e-s de l’IRTS et de plusieurs de leurs formateurs et formatrices. L’action a ainsi rassemblé plus de 80 personnes pendant plusieurs heures. La direction de l’IRTS – plus que bienveillante à notre égard même si elle ne souhaitait pas nous voir nous installer dans une occupation de plusieurs jours – a travaillé toute la journée pour trouver une solution. 
Par ailleurs, des contacts ont été pris pour d’éventuelles rencontres ultérieures entre le monde du travail social et le monde du travail militant.

Si cette solidarité inhabituelle et l’acharnement de la direction pour trouver une solution ont débouché sur une issue favorable, cette dernière est plus que précaire. C’est pourquoi nous avons donné un nouveau rendez-vous ce vendredi 14 décembre à 13 h 30 au métro Villejean Université. Une nouvelle « occupation amie » sera lancée si des personnes sont encore à la rue et rejoignent ce rendez-vous. Nous continuerons de tenir informés les médias.

Texte et photos : Collectif de Soutien aux personnes Sans Papiers 35.