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samedi 21 avril 2012

Une nouvelle réquisition à Rennes au 25 rue Montaigne !












Depuis le 18 avril, des personnes à la rue ont élu domicile au 25 rue Montaigne à Rennes. Une habitation, vide de tout occupant, ouverte à tous vents et appartenant à Rennes-Métropole.

Dans l'immédiat les nouveaux habitants s'occupent du nettoyage et de l'évacuation des déchets de cet ancien squat.



Le Dal35 accompagne la démarche et se félicite de cette initiative spontanée.



Les premiers matelas ont été livrés par l'association mais la réquisition manque cruellement de mobilier, principalement de tables, de chaises, d'ustensiles de cuisine, de  vaisselle, de plaques de cuisson...

Le Dal35 lance donc à tous un nouvel appel à l'aide.



Rappel :

Toutes les personnes concernées sollicitent régulièrement le 115 depuis des semaines, mais en vain...

L'hébergement et le logement des populations migrantes est uniquement de la compétence des services préfectoraux. Certes, mais en Ille-et-Vilaine le dispositif est notoirement insuffisant et le droit des personnes trop souvent bafoué.



Les réquisitions sont des actes de résistance citoyenne inscrites dans les textes de loi. Le Dal35 sollicite le soutien  de tous les acteurs locaux, associatifs, syndicalistes et politiques.













samedi 31 décembre 2011

Bataille de l'eau, le Dal35 contraint la Ville de Rennes à lever son interdiction de remettre en service l'eau sur deux réquisitions !











Vendredi 30 décembre, des militants du Dal35 et une partie des occupants des deux réquisitions situées rue Poirier Nivet, soit une trentaine de personnes, ont occupé la Mairie de quartier de Maurepas, dans le but d'obtenir l'alimentation en eau des habitations.

Depuis deux mois, malgré les interpellations et les différents courriers adressés aux élus de la Ville de Rennes et à Véolia, la situation demeurait inexplicablement bloquée. Les différents intervenants se rejetant mutuellement la responsabilité de refuser le raccordement.



Durant 4 heures, élus et responsables de la Mairie de quartier ou de la Ville de Rennes sont restés aux abonnés absents. Puis vers 14h00 la venue de l'adjointe au Maire, Marie-Anne Chapdelaine, était annoncée.

A son arrivée celle-ci a déclaré aux occupants et devant la presse que la Mairie de Rennes ne s'opposait nullement aux raccordements en eau des bâtiments, qu'il s'agissait essentiellement d'un conflit entre une entreprise privée et des individus et qu'en aucun cas la Ville de Rennes ne devait ou ne pouvait interférer.



Un argumentaire immédiatement rejeté par le Dal35 puisqu'aux précédentes demandes adressées à Véolia le refus de branchement avait toujours été notifié au Dal35 par un élu ou un responsable des services de la Ville de Rennes.

Dans l'action le Dal35 a renouvelé une demande d'abonnement à Véolia par téléphone mais en actionnant le haut-parleur. Véolia Rennes a confirmé devant tous qu'aucune demande ne pouvait aboutir sans le consentement de la Mairie de Rennes concernant ces deux réquisitions.



De fait il fallait comprendre des déclarations de l'adjointe que la Ville de Rennes ne s'opposait plus au raccordement puisque après la démonstration en live apportée par le Dal35, l'élue s'est retirée dans un bureau pour s'entretenir avec Véolia mais aussi probablement avec sa hiérarchie.

A sa sortie celle-ci a donné au Dal35 le sésame. Un numéro de téléphone qui une fois composé nous a indiqué que nous étions attendus pour souscrire un abonnement et que l'eau serait rétablie dans la soirée.



Deux heures plus tard un technicien s'activait et vers 18h30 l'eau était en service dans les habitations.



Le Dal35 déplore qu'il ait fallu plus de deux mois pour que le droit à l'accès à l'eau soit respecté par la Ville de Rennes mais se félicite de la jurisprudence créée. Ainsi il ne sera plus nécessaire de démontrer qui est le véritable responsable en cas de refus de raccordement en eau d'une réquisition.



Une demande similaire d'accès à l'eau est en cours pour 2 des 3 réquisitions de la rue de Chateaugiron. Nul ne doute que là aussi la Ville de Rennes va retirer son opposition !






 Liens Presse :

Rennes TV.fr

Le Télégramme.com

Ouest-France.fr

France Bleu Armorique




dimanche 11 décembre 2011

Ordonnance du référé expulsion pour la réquisition du 1 rue de Beaumanoir à Thorigné-Fouillard. Les juges accordent un répit !





Par ces motifs


Nous, Juges des Référés,

Statuant par ordonnance contradictoire et en premier ressort,



Accordons à M.... un délai jusqu'au 15 mars 2012 pour quitter l'immeuble situé à Thorigné-Fouillard, 1 rue de Beaumanoir ;



Passé ce délai, Ordonnons l'expulsion de M... ainsi que celle de tous les occupants de leur chef de l'immeuble situé à Thorigné-Fouillard, 1 rue de Beaumanoir, au besoin avec l'aide de la force publique;



Condamnons M... aux dépens qui comprendront les frais du constat d'huissier du 29 septembre 2011 ;





samedi 3 décembre 2011

Ordonnance du référé expulsion pour les réquisitions rue Poirier-Nivet. Le juge rend sa décision et condamne la Fédération DROIT AU LOGEMENT !



Le juge des référés a rendu l'ordonnance suivante pour l'audience du 4 novembre 2011 au sujet des deux réquisitions de la rue Poirier-Nivet à Rennes.



- Il n'y a pas lieu à suppression ou prorogation du délai de 2 mois prévu par l'article 62 de la loi n° 91-650 du 9 juillet 1991;


- La Fédération DROIT AU LOGEMENT est condamnée à payer à la S.C.I AUBREE la somme de 8OO € en applications des dispositions de l'article 700 du Code de Procédure Civile;


- La Fédération DROIT AU LOGEMENT est condamnée aux dépens qui comprennent les frais du constat d'huissier du 10 octobre 2011;

- Toutes les autres demandes sont rejetées.


Motifs de la décision :


          Il n'est pas contestable ni au demeurant contesté que les défendeurs occupent deux immeubles, propriétés de la S.C.I AUBREE, sans droit ni titre, ce fait constituant un trouble manifestement illicite au sens de l'article 849 du Code de Procédure Civile qu'il convient de faire cesser en prononçant leur expulsion et celle de tous occupants de leur chef, avec le concours de la force publique si nécessaire.

          L'article 62 de la loi du 9 juillet 1991 s'applique lorsque l'expulsion porte, comme en l'espèce, sur un local affecté à l'habitation principale de la personne expulsée.


          La circonstance de l'introduction dans le local par voie de fait, visée à l'alinéa 1 de cet article, n'autorise pas à faire bénéficier son auteur de la suspension des mesures d'expulsion pendant la période hivernale et est de nature à permettre au Juge de réduire ou de supprimer le délai légal de deux mois, après commandement de quitter les lieux, pour procéder à l'expulsion.

          Toutefois, dans le silence du texte, la voie de fait ne prive pas automatiquement les occupants du local des dispositions prévues aux alinéas 2, 3, et 4 de l'article 62 de la loi et aux articles L 613-1 et L 613-2 du Code de la Construction et de l'Habitation.

         En l'espèce, la S.C.I AUBREE expose, sans toutefois en justifier, qu'il serait urgent qu'il soit procédé à l'expulsion des défendeurs dans la mesure où il existerait un risque que le compromis de vente signé entre elle et la société BOUYGUES IMMOBILIER ne soit réitéré, ce qui aurait pour conséquence l'impossibilité de construire les logements sociaux prévus.


          Les défendeurs, pour leur part, font la démonstration que l'expulsion immédiate aurait pour eux et les occupants de leur chef des conséquences d'une exceptionnelle dureté.
          En effet, il résulte des pièces versées aux débats et par ces éléments démontré,
qu'aucun d'entre-eux n'est en mesure d'être relogé immédiatement. 


          En conséquence, il y a lieu de débouter la S.C.I AUBREE de sa demande de suspension du délai de deux mois prévu par l'article 62 de la loi du 9 juillet 1991 à compter de la délivrance du commandemant.

            Il n'y a pas lieu, par contre, malgré la situation personnelle des défendeurs, de faire droit à la demande de délais supplémentaires formée par les occupants de l'immeuble, leur maintien dans les lieux au delà du délai de deux mois étant manifestement de nature à entraver la construction de logements, notamment sociaux, dont la livraison est prévue courant 2013.

           Le concours de la force publique étant par ailleurs suffisant à assurer la parfaite exécution de la mesure d'expulsion, la demande d'astreinte est rejetée.

          Pour le cas ou des objets seraient laissés dans les lieux par les personnes expulsées, il sera procédé conformément aux dispositions des articles 65 et 66 de la Loi du 9 juillet 1991.

          L'équité commande de condamner la Fédération DROIT AU LOGEMENT à payer à la S.C.I AUBREE la somme de 800 € en application de l'article 700 du Code de la Procédure Civile.

         En raison de l'issue du litige La Fédération DROIT AU LOGEMENT sera condamnée au dépens.

Le Dal dispose d'un délai de 15 jours pour faire appel....

samedi 26 novembre 2011

Le Dal35 répond au Maire de Thorigné-Fouillard





Rennes, le 25 novembre 2011.



Monsieur le Maire,
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Le bulletin d'information de la commune de Thorigné-Fouillard, AMI n°249 de novembre 2011, met nommément et explicitement en cause notre association en indiquant, en page 17, dans une tribune d'expression de la majorité que vous représentez, en évoquant une "attitude irresponsable et provocante des représentants du DAL". 
Dans le cadre de l'article 13 de la loi du 29 juillet 1881, ces propos nous conduisent à  exercer notre droit de réponse en vous demandant de publier le présent message dans la prochaine édition de votre bulletin municipal.
Le DAL 35 a ouvert la maison du 25 rue Duguesclin, appartenant à Rennes Métropole, le 8 mai 2011 suite à l'évacuation par les forces de l'ordre du 28O rue de Fougères jetant plusieurs dizaines de migrants à la rue. A cette date, le dispositif dit COORUS n'avait pas encore vu le jour.
Contrairement à  ce qui est dit dans l'"AMI", cette action a reçu le soutien de nombreux Thoréfoléens, y compris parmi le voisinage.
Ce n'est que le 9 mai 2011 que la ville de Rennes approuvait elle-même ce dispositif de “coordination d'urgence sociale” dont l'objectif était d'associer “la ville et sept autres communes de la Métropole, l'État et plusieurs partenaires institutionnels et associatifs afin de proposer des places supplémentaires” selon Nathalie Appéré (Ouest-France du 10/05/11).
Le 19 mai, le conseil municipal de Thorigné-Fouillard, auquel nous avons assisté, adoptait ce dispositif bien que tout le monde proclamait que ce n'était pas la panacée.
En attendant la mise en place de ce dispositif, les migrants étaient voués à  la rue sans l'intervention du DAL 35. Aujourd'hui 260 personnes, dont 45 enfants, sont hébergées dans 11 réquisitions du DAL réparties sur 5 communes de Rennes Métropole.
Si, le 16 septembre, nous avons rencontré Monsieur Jean-Jacques Bernard, Maire de Thorigné, et Jacques Brisson, adjoint à la solidarité, c'était pour demander de rendre la chaudière fonctionnelle. Nous avons essuyé un refus, en revanche, il nous a été demandé de diminuer le nombre de résidents au 25 rue Duguesclin. Nous en avons convenu sans problème pour des raisons d'hygiène et de sécurité évidentes. Nous avons tenu nos engagements en réquisitionnant  la maison 1 rue Beaumanoir.
En écrivant que “cette action risque de provoquer un malaise, voire un ressentiment à l'égard de la population migrante dans son ensemble”, Monsieur Le Maire pense tout haut ce que ses concitoyens ne pensent pas. Ces migrants constituent-ils une menace pour la population ? Y a t-il des quotas de migrants à Thorigné-Fouillard ?
Non les membres du  DAL 35 ne sont ni des “irresponsables”, ni des “ provocateurs”, mais des militants qui ne supportent plus que les droits fondamentaux des migrants soient bafoués.
Qu'ils soient demandeurs d'asile ou sans-papiers, ces migrants ne sont ni des délinquants, ni des criminels mais des femmes et des hommes, parfois accompagnés de leurs enfants, contraints de quitter leur pays. Le droit à un toit est un droit fondamental et inconditionnel. C'est pour compenser les carences des pouvoirs publics  qui ne respectent pas leurs propres lois que la DAL 35 réquisitionne depuis 2 ans des logements vides dans Rennes Métropole.
Nous rappelons également que le tribunal d'instance de Rennes a reconnu le caractère d'urgence de la situation en accordant aux migrants le droit de se maintenir pendant 6 mois dans la maison située 25 rue Duguesclin. La décision pour la maison située 1 rue Beaumanoir sera rendue le 25 novembre.

jeudi 24 novembre 2011

Le Dal35 écrit au Maire de Saint-Sulpice-La-Forêt


Objet : Sollicitation pour l’accès à des logements décents pour tous. 



Monsieur le maire, 






Le DAL35 héberge actuellement plus de 300 personnes dans 11 onze réquisitions citoyennes. Selon les chiffres officiels émanant de la préfecture, 900 personnes sont en attente d’hébergement  dont 400  en situation d’urgence, considérées comme prioritaires. Sans le concours des associations,  ces personnes seraient à la rue à Rennes. Parmi elles, on peut dénombrer de nombreuses personnes malades et de très jeunes enfants.
Cette situation résulte du refus par l’Etat de satisfaire à ses obligations légales, entraînant des conséquences sanitaires et humaines inacceptables, à Rennes.  
Toutefois les réquisitions d’habitations inoccupées que nous avons dû effectuer pour éviter la rue à de très nombreuses familles et individus, ne peuvent en aucun cas être considérées comme un habitat décent auquel ils ont droit. 
Avec l’arrivée de l’hiver, le manque de chauffage dans ces réquisitions va se rajouter aux difficultés quotidiennes déjà prégnantes d’accès à l’eau, et à un minimum d’hygiène.
Il est de notre devoir de citoyen d’attirer votre attention sur l’insuffisance des installations électriques de ces maisons, ce qui crée un risque d’incendie. En effet, avec l’arrivée du froid, les résidents n’ont d’autre recours pour se chauffer que l’utilisation d’installations de fortune qui surchargent dangereusement les câblages. 
Récemment la télévision présentait un reportage sur les bidonvilles de Paris en 56. Il est scandaleux de constater qu’aujourd’hui les personnes qui vivent à Rennes et dans les communes de Rennes métropole, dans des réquisitions, le sont dans des conditions encore plus déplorables qu’à l’époque du père Wresinski en 1956. 
Il est indéniable que vous tentez d'améliorer le confort des résidents sur votre commune et le DAL35 pourra en témoigner , non seulement parce que vous  connaissez les responsabilités du Maire sur son territoire définies par les articles   L. 1421-4 du Code de la Santé Publique, L. 2212  et L. 2542-1 et suivants du Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT) et que vous pourrez continuer à donner des directives pour que : 
  • L’accès à l’eau continue à être  établi dans les maisons situées dans votre commune et citées plus haut.

  • Les résidents disposent de moyens de chauffage adaptés aux conditions hivernales et sans risques.
Votre  attitude humaniste vous honore et peut servir d'exemple à toutes les communes d' Ille et Vilaine et d'ailleurs . 
Pour fournir un logement décent à ces personnes, nous vous rappelons également, Monsieur le Maire que vous avez le pouvoir d’exiger l'application de la loi de réquisition de 1945 pour pallier les urgences liées à la pénurie de logements pour les personnes à la rue.  
Nous vous convions à visiter ces réquisitions pour vous rendre compte par vous-même de la situation sanitaire extrêmement précaire et des risques encourus à l’approche de l’hiver, et à réagir à l’urgence avant qu’un drame vienne remplir les colonnes des médias.  
Comptant sur votre humanisme et votre réactivité,  
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos salutations citoyennes. 
                                                                                                                              Le DAL  35


                                                Le Président               
                                                Jean-Claude KERNIN

Le Dal35 écrit au Maire de Cesson-Sevigné



Objet : Sollicitation pour l’accès à des logements décents pour tous.




Monsieur le maire, 




Le DAL35 héberge actuellement plus de 300 personnes dans 11 onze réquisitions citoyennes. Selon les chiffres officiels émanant de la préfecture, 900 personnes sont en attente d’hébergement  dont 400  en situation d’urgence, considérées comme prioritaires. Sans le concours des associations,  ces personnes seraient à la rue à Rennes. Parmi elles, on peut dénombrer de nombreuses personnes malades et de très jeunes enfants.
Cette situation résulte du refus par l’Etat de satisfaire à ses obligations légales, entraînant des conséquences sanitaires et humaines inacceptables, à Rennes.  
Toutefois les réquisitions d’habitations inoccupées que nous avons dû effectuer pour éviter la rue à de très nombreuses familles et individus, ne peuvent en aucun cas être considérées comme un habitat décent auquel ils ont droit. 
Avec l’arrivée de l’hiver, le manque de chauffage dans ces réquisitions va se rajouter aux difficultés quotidiennes déjà prégnantes d’accès à l’eau, et à un minimum d’hygiène.
Il est de notre devoir de citoyen d’attirer votre attention sur l’insuffisance des installations électriques de ces maisons, ce qui crée un risque d’incendie. En effet, avec l’arrivée du froid, les résidents n’ont d’autre recours pour se chauffer que l’utilisation d’installations de fortune qui surchargent dangereusement les câblages. 
Récemment la télévision présentait un reportage sur les bidonvilles de Paris en 56. Il est scandaleux de constater qu’aujourd’hui les personnes qui vivent à Rennes et dans les communes de Rennes métropole, dans des réquisitions, le sont dans des conditions encore plus déplorables qu’à l’époque du père Wresinski en 1956. 
Il est indéniable que vous tentez d'améliorer le confort des résidents sur votre commune et le DAL35 pourra en témoigner , non seulement parce que vous  connaissez les responsabilités du Maire sur son territoire définies par les articles   L. 1421-4 du Code de la Santé Publique, L. 2212  et L. 2542-1 et suivants du Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT) et que vous pourrez continuer à donner des directives pour que : 
  • L’accès à l’eau continue à être  établi dans les maisons situées dans votre commune et citées plus haut.

  • Les résidents disposent de moyens de chauffage adaptés aux conditions hivernales et sans risques.
Votre  attitude humaniste vous honore et peut servir d'exemple à toutes les communes d' Ille et Vilaine et d'ailleurs . 
Pour fournir un logement décent à ces personnes, nous vous rappelons également, Monsieur le Maire que vous avez le pouvoir d’exiger l'application de la loi de réquisition de 1945 pour pallier les urgences liées à la pénurie de logements pour les personnes à la rue.  
Nous vous convions à visiter ces réquisitions pour vous rendre compte par vous-même de la situation sanitaire extrêmement précaire et des risques encourus à l’approche de l’hiver, et à réagir à l’urgence avant qu’un drame vienne remplir les colonnes des médias.  
Comptant sur votre humanisme et votre réactivité,  
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos salutations citoyennes. 
                                                                                                                              Le DAL  35


                                     Le Président              
                                                Jean-Claude KERNIN


dimanche 6 novembre 2011

Retour d'écho. Le Dal 35 répond au maire de Saint-Sulpice-La-Forêt.



Dans le dernier «"Echo de Saint-Sulpice-La-Forêt", Monsieur le Maire vous informait de "2 évènements graves" intervenus sur votre commune durant le mois de juillet : une invasion d'indésirables venus troubler la quiétude de l'été sulpicien. 


Il convient d’apporter un autre éclairage sur ces 2 événements :


1. “Le 17 juillet, l'occupation par des Kosovars et des Mongols, pilotée par le DAL35 (Droit Au Logement), de la maison achetée par la commune en juin 2010, au 15 rue de la Grange.“


Qu'ils soient demandeurs d'asile ou sans-papiers, ces migrants ne sont ni des délinquants, ni des criminels mais des femmes et des hommes contraints de quitter leur pays. Le droit à un toit est un droit fondamental et inconditionnel. C'est pour compenser les carences des pouvoirs publics qui ne respectent pas leurs propres lois que la Dal35 réquisitionne depuis 2 ans des logements vides dans Rennes-Métropole. 


Par une décision du 14 octobre, suite à la demande d'expulsion de la municipalité de St Sulpice, le TGI de Rennes a reconnu le caractère d'urgence de la situation en accordant un délai de 4 mois aux familles pour quitter les lieux. Un tout petit répit. 


Il faut savoir que la Ville de Rennes et 7 communes de l'agglomération ont voté le plan Coorus ( Coordination d'urgence Sociale ) en mettant à disposition 95 places pour les demandeurs d'asile.

Pourquoi pas Saint-Sulpice ? 


2. “Le 30 juillet en début d’après-midi, l’arrivée sur le terrain des sports, de 6 caravanes de gens du voyage, dont le nombre a été très vite porté à  12. Pendant plus de 2 semaines, les riverains ont eu à supporter des nuisances de toutes sortes, malgré nos interventions répétées et celles de la gendarmerie.”


Même si le terrain de Liffré  était disponible pour les accueillir à cette date, la loi précise que les maires des communes de moins de 5000 habitants doivent prendre des dispositions permettant d’accueillir les gens du voyage pour une durée minimale de 48 heures et maximum de 15 jours. Un tout petit répit aussi.


En utilisant des expressions telles que  «  événements graves  », «  désagréments générés par ces actions  », Monsieur le Maire, Jean-Yves Duval, désigne ces migrants comme une menace.  “Même si humainement il est normal de se poser des questions”,   même pas la volonté de s’insurger contre l'injustice de leur situation dans notre pays au mépris des lois républicaines  ; encore moins s’associer ou soutenir ceux qui ont choisi de ne pas laisser faire. En fait, ces mots trahissent la peur de l’autre, de l’étranger, de la pauvreté qu’il incarne. D’abord les ignorer, puis les rejeter en ayant soin de les désigner comme des menaces potentielles pour s’affranchir d’une vague culpabilité. Et vivre sans se poser de questions à Saint Sulpice, la mal nommée, où il y a visiblement des habitants qui sont moins dignes d'intérêt que d'autres.


Ces "nouveaux arrivants" n'ont d'ailleurs pas été conviés à la réception organisée à la mairie le 3 septembre dernier...   mais niés et dénigrés, ils sont là, et ont vocation à être accueillis ici comme ailleurs.


Le Dal35 a distribué 300 exemplaires de ce tract dans les boîtes aux lettres de la commune...

"Ce n'est pas un problème de propriété mais d'urgence"




Les audiences se suivent et se ressemblent..




Vendredi 4 novembre, la SCI Aubry,  réquisitions  2 et 2 bis rue Poirier Nivet à Rennes,  et la SCI Launay, réquisition rue de Beaumanoir à Thorigné-Fouillard, demandaient l'expulsion des migrants.




Le Tribunal de Grande Instance de Rennes se prononcera le 25 novembre.







jeudi 3 novembre 2011

Trois réquisitions au tribunal



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Le groupe immobilier Launay et la SCI Aubrée demandent l'expulsion des demandeurs d'asile qui ont trouvé refuge dans trois maisons vides et inoccupées vouées à la destruction afin de réaliser des projets immobiliers de rapport.


Les accords internationaux signés par la France et la loi française stipulent que les demandeurs d'asile doivent être logés par l'Etat.


C'est parce que tous, célibataires comme familles, étaient à la rue qu'ils ont légitimement réquisitionné ces logements vides. Ils sont aujourd'hui assignés au tribunal.


Venons toutes et tous les soutenir!


RASSEMBLEMENT
le vendredi 4 novembre
dès 8h.30
devant la Cité Judiciaire
à Rennes


Pour que la loi soit respectée par le Préfet,
Pour l'application de la loi de réquisition
Pour que personne ne dorme à la rue,
Pour le respect des vies humaines

dimanche 11 septembre 2011

Réquisitions 233-235-237 rue de Chateaugiron : Report d'audience au 23 septembre 2011



Vendredi 09 septembre, les demandeurs d'asile assignés au tribunal d'instance en vue de leur expulsion des trois  maisons qu'ils occupent rue de Châteaugiron se sont présentés à l'audience.


Leur avocate, Mélanie Le Verger a demandé le report de l'audience en raison du délai trop court pour prendre connaissance des dossiers des 21 personnes assignées.
L'avocate de la SCI GREEN ONE  a souhaité s'y opposer, disant que le DAL35 connaît suffisamment bien la procédure pour pouvoir s'organiser pour être prêt dans les temps, et que le chantier de démolition-reconstruction sera un chantier important et qu'il prend du retard.
Le président du tribunal d'instance a accordé un délai de deux semaines pour permettre une bonne préparation de la défense.

Le 23 septembre, comparaîtront donc les occupants des 3 maisons de la rue de Châteaugiron, ainsi que les occupants de la réquisition de Saint-Sulpice-la Forêt, assignés le 9 août et qui avaient eux aussi obtenu le report de leur audience au 23 septembre.

mercredi 7 septembre 2011

Référé expulsion pour les 3 réquisitions de la rue de Chateaugiron. Demande de soutien.

 



Convocations...


La SCI GREEN ONE, gérée par Mademoiselle Sandra BLOT, assigne en Référé Expulsion 21 personnes qui occupent, depuis  le 17 août 2011, 3 maisons lui appartenant et situées rue de Chateaugiron à Rennes.



La comparution aura lieu le : vendredi 09 septembre 2011 au Tribunal d'Instance de Rennes à 9h00.



Durant la comparution, le Dal35 appelle à un rassemblement sur place  et vous remercie de votre soutien.





mercredi 24 août 2011

Réquisitions 233-235-237 rue de Chateaugiron : suite






Nourrisson de deux mois...







L'installation se poursuit tranquillement. Les occupants prennent possession des lieux. Une nouvelle famille, une femme seule avec trois enfants, est arrivée.



Concernant les trois maisons réquisitionnées rue de Chateaugiron à Rennes, les représentants de la société immobilière BLOT avaient annoncé lundi en être les propriétaires.Toutefois c'est la SCI GREEN-ONE qui hier a dépêché sur place Emmanuel Graive, huissier de justice à Rennes pour faire le constat des occupations.



Lien presse : Reportage  France3 Bretagne



mardi 23 août 2011

Réquisitions 233-235-237 rue de Chateaugiron : point de situation



Une cinquantaine de résidents se sont finalement installés au 233-235-237 rue de Chateaugiron. Parmi eux une douzaine d'enfants dont deux nourrissons.



Les maisons appartiennent à l'agence immobilière Blot et devaient être prochainement démolies. Le propriétaire et deux de ses employés sont passés sur place en fin de soirée. Dans le même temps, était présent l'officier des services généraux. Nul doute qu'une procédure d'expulsion sera rapidement demandée....



Dans l'immédiat nous recherchons du mobilier : tables, chaises et réchauds électriques principalement, mais aussi matelas et couvertures. Nous vous proposons de les déposer sur place vers 18h00.



Presse : Ouest-France













mercredi 10 août 2011

Le TGI reporte le jugement concernant la réquisition de Saint-Sulpice-La-Forêt





Le tribunal de Grande Instance de Rennes a prononcé le report de l'audience au 23 septembre 2011, concernant la demande d'expulsion par la municipalité de Saint-Sulpice-La-Forêt, des demandeurs d'asile occupant une maison vide au 15 rue de la Grange de cette commune.

Pour l'occasion le Dal35 avait appelé à un rassemblement devant la Cité Judiciaire.150 personnes ont répondu à l'appel.



Presse : lire Le Mensuel de Rennes



France3 



jeudi 4 août 2011

Rassemblement de soutien aux inculpés de Saint-Sulpice-La-Fôret



Communiqué 




Rassemblement de soutien aux inculpés de Saint Sulpice la Forêt : 




     Onze Demandeurs d’Asile sans hébergement occupent une maison vide rue de la Grange à Saint Sulpice la Forêt. Le Maire demande leur expulsion devant le Tribunal d’Instance de Rennes.



     Pour la troisième fois ces familles risquent de se retrouver à dormir dans la rue.



     Le DAL 35 invite toutes et tous à les soutenir devant la Cité Judiciaire, le mardi 9 août 2011 à 9heures.  




Contacts :

     06 70 54 72 05

      DAL35 19 place de Serbie 35200 Rennes



     http://dal35.blogspot.com/

mardi 2 août 2011

Le maire de Saint-Sulpice-La-Forêt demande l'expulsion du 15 rue de la Grange !



Les occupants du 15 rue de la Grange à Saint-Sulpice-La-Forêt sont assignés au Tribunal de Grande Instance de Rennes le mardi 9 Août 2011.



Une requête expresse à l'initiative du Maire Jean-Yves Duval , qui voit  une urgence à expulser les familles et n'aura pas attendu  un débat ou une délibération de son conseil municipal pour agir.



Jean-Yves Duval, bien que s'étant offusqué de la réquisition, des méthodes du Dal35, avait pourtant laissé  comprendre, en privé évidemment, qu'il condamnait et trouvait invraisemblable le fait que des familles avec enfants puissent devoir vivre à la rue ou sur une aire de camping désaffectée.



À ce titre, il rejoint la position des élus de la Ville de Rennes et de Thorigné-Fouillard qui, au delà des déclarations de bonne intention, laissent faire pour le moins et utilisent  pour le pire, les méthodes et justifications préfectorales, pour s'affranchir de tout respect des droits fondamentaux des personnes et plus particulièrement des migrants.



L'édile de Saint-Sulpice a jusqu'ici refusé tout commentaire à la presse. Un silence pratique lorsqu'il s'agit de ne pas déplaire au préfet ou au Maire de Rennes et Président de Rennes Métropole.



La mairie de Saint-Sulpice évoque un projet immobilier lointain pour récupérer les lieux immédiatement..... 



Toutefois la municipalité de Saint-Sulpice-La-Forêt détient  au moins trois habitations inoccupées depuis de longs mois, à titre personnel ou via Rennes-Métropole et n'a jamais répondu aux sollicitations du Dal35.





La maison réquisitionnée était habitée il y a moins de deux ans. Cependant dans l'assignation, les locaux sont décrits comme présentant un danger pour la santé et la sécurité des occupants.



Monsieur Duval sous-entend-il que, pour ces familles, vivre à la rue assure sécurité et santé ?



Dès l'officialisation de la réquisition, le Dal35 a lui-même contacté la municipalité et la gendarmerie, leurs représentants, en présence du Maire, ont sur place constaté que le Dal35 possédait la clef du bâtiment et qu'aucune effraction n'avait été commise.



Le Dal35 condamne donc l'attitude de Monsieur Jean-Yves Duval et souhaiterait le voir plus raisonnable et humaniste, à l'instar des maires des communes de Cesson-Sévigné et Chevaigné qui ont choisi d'apporter une aide dans la mesure de leurs moyens.