lundi 28 octobre 2019

Lettre ouverte à la Mairie de Rennes

DEMANDE DE RÉQUISITION DE BÂTIMENTS 

ET 

D’OUVERTURE D’ÉTATS GÉNÉRAUX DU LOGEMENT

FACE À LA CRISE MAJEURE DE L’HÉBERGEMENT DES PERSONNES EXILÉES À RENNES


La situation :

Cet été, la préfecture de Rennes a interdit au 115 d'accueillir les demandeurs d'asile !

Parallèlement :

- La multiplication du nombre de demandeurs d'asile placés sous procédure Dublin place des milliers de personnes et de familles dans la plus grande précarité, avant de pouvoir accéder à leurs droits

- Les demandeurs d'asile célibataires ont aujourd'hui très peu de chances d'accéder à un hébergement pendant la procédure d'examen de leur demande d'asile, contrairement aux textes qui fixent clairement cette obligation (et contrairement à ce qu’a déclaré Mme la Préfète dans la presse !).

- L'État méconnaît délibérément l'article Article L345-2-2 du code de l 'action sociale et des familles qui stipule que toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale doit avoir accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence.

- En imposant sans cesse de nouvelles conditions pour remettre enfin un titre de séjour aux personnes et familles présentes depuis longtemps sur le territoire et présentant toutes les preuves d'une bonne intégration à la société française, l'État les maintient dans l'illégalité et la précarité et laisse ces personnes peser sur la solidarité nationale alors qu'elles seraient prêtes à s'assumer par leur travail et à contribuer à la vie économique française.

L'État semble vouloir utiliser cette précarisation des personnes exilées, et particulièrement ces difficultés d'hébergement, pour décourager les candidats à une venue en France et encourager les personnes déjà présentes à repartir dans leur pays. Mais force est de constater que cette politique ne fonctionne pas, ne réussissant qu'à laisser la misère progresser en France, avec les risques qu'elle crée pour les personnes concernées, mais aussi pour toute la société française.


Résultat de l'incurie de l’État et de la politique de la préfecture de Rennes

- Le résultat est que la situation n'a cessé de se dégrader, pour arriver cet été à une situation inédite à Rennes : près de 400 personnes survivant durant près de 3 mois dans la plus grande précarité dans un campement insalubre au parc des Gayeulles avec, parmi elles, des personnes très malades dont la présence au campement était une véritable honte. Malgré les appels à l’aide des associations, les listes de demandeurs d’asile fournies à la préfecture : aucune proposition de relogement jusqu’au 4 octobre...

- Le 4 octobre : une journée noire ! Ce jour-là, non seulement les habitants du campement étaient convoqués au tribunal suite à la plainte de la préfecture pour « occupation sans droit ni titre » du parc des Gayeulles mais, au même moment, se déroulait à l’aéroport de St Jacques de la Lande la plus grosse expulsion de personnes exilées connue à ce jour en Bretagne : 33 Géorgiens expulsés, après une rafle sur toute la région, dans des conditions flagrantes de violation des droits humains ! (déclaration universelle des droits de l’Homme : interdiction d’expulsions collectives, de séparation des familles, de traitements inhumains et dégradants)


L’attitude de la mairie de Rennes

Concernant le campement des Gayeulles, certes la mairie de Rennes n’a pas demandé son expulsion mais elle n’a
pas non plus prévenu les associations de la démarche de la préfecture, résultat : une évacuation en catastrophe !

Certes, et bien que cela ne soit pas de la compétence des municipalités, la mairie de Rennes s'est lancée depuis 2014 dans une politique d'hébergement des familles avec enfants laissées sans solution par le 115 (630 personnes hébergées par la mairie pour un coût de 1 million d'euros en 2018)… mais après la tempête des 28 et 29 septembre, elle a fait évacuer par la police le gymnase de la Poterie, où s’était réfugiée une trentaine d’exilés !

La plupart des familles des Gayeulles (mais pas toutes) a été hébergée par la ville dans des des centres aérés...
qu’elles doivent quitter durant les vacances scolaires ! Et 300 personnes vivent au squat des Veyettes : le problème a donc été déplacé mais pas réglé.


Des conditions de vie indignes

Le squat des Veyettes est un bâtiment industriel peu adapté à la mise à l'abri de personnes et, même si sa superficie permet d'y accueillir de très nombreuses personnes, les conditions matérielles et de dignité n’y sont pas réunies .

La ville de Rennes a déclaré lors du conseil municipal du 16 septembre 2019 qu’elle ne lui apporterait aucun soutien.

La raison invoquée est que ce lieu aurait été ouvert par effraction : une vidéo montrant les échanges avec le commissaire de police venu faire les constatations montre pourtant que ce n’est pas le cas. Les conditions de précarité, le manque criant d’intimité et l’hiver qui arrive font craindre l’émergence de tensions ingérables par des bénévoles non formés à gérer de tels lieux et de telles situations. Il en est de même pour l’hébergement des familles dans les gymnases et les centres aérés.

De plus, la terreur engendrée par le contrôle d'identité massif aux Gayeulles le 12 septembre et l’expulsion du 4 octobre crée d'innombrables rumeurs totalement déstabilisatrices pour tous.

Devra-t-on accepter de voir errer ces personnes, ces familles dans Rennes, dans des squats misérables ou sur les trottoirs, avec toute la violence que cela induira ?

La responsabilité de l’État quant à cette situation est indéniable. Mais aujourd'hui, dénoncer l'incurie de l’État ne suffit plus : il va falloir trouver des solutions. Les associations n'y parviendront pas seules.


Quelles solutions ?


L’urgence d’une mise à l’abri digne

De nombreux bâtiments et logements vides existent sur la métropole et la loi octroie un droit de réquisition aux maires : les associations vous demandent donc instamment de l’utiliser pour mettre les gens à l’abri.


Nécessité de coordination départementale

Mais, au-delà de la nécessité d'actions immédiates, une des solutions pour réduire la pression sur Rennes serait d'élargir le périmètre dans lequel peuvent vivre les exilés.

Il y a des communes, parfois loin de Rennes, qui seraient prêtes à accueillir des migrants. Mais comment faire alors que les rendez-vous administratifs (préfecture, Coallia), les rendez-vous médicaux (hôpitaux, maternités…), les lieux tels que le Secours populaire (pour l’aide à la nourriture), etc sont majoritairement situés à Rennes et que le coût des transports hors Rennes métropole est incompatible avec la précarité financière de ces personnes ?

Aujourd’hui, faute d’une coordination départementale et d’une gratuité des transports pour tous les précaires, ces nombreuses propositions d’hébergement ne peuvent être acceptées. Recenser les communes susceptibles d'accueillir et travailler à obtenir la gratuité des transports dans tout le département pour tous les précaires, français et étrangers, comme elle existe déjà dans Rennes métropole, sont deux actions urgentes à mener parallèlement.

Les associations rennaises et les associations existant déjà dans le département sont prêtes à se lancer dans cette démarche et un certain nombre de mairies aussi, nous en connaissons.

Il existe un manifeste des villes solidaires (dit « manifeste de Strasbourg ») : il n’est pas suffisant d’en vanter le contenu, il faut désormais le signer, le faire signer et le mettre en application. La mairie de Rennes pourrait jouer un rôle moteur irremplaçable en initiant des États-Généraux du Logement réunissant communes solidaires, associations, professionnels : cela pourrait aboutir à de nouvelles solutions rapidement.


Signatures :

Action Culture Entreprise – ATTAC Comité de Rennes – Bienvenue ! – CCFD-Terre Solidaire 35 – CRIDEV – Ensemble 35 – GAT Réfugiés Migrants FI 35 – LDH Section de Rennes – MRAP 35 – PCF Section Rennes Métropole – Planning Familial 35 – RESF 35 – UL CGT 35 – Un Toit c'est Un Droit – Utopia 56 Rennes

Texte envoyé à la mairie de Rennes, à la presse, aux mairies solidaires déjà connues, aux associations de soutien aux exilés dans les autres communes du département, au conseil départemental d'Ille-et-Vilaine.

jeudi 17 octobre 2019

Soutenons Thierno !

Urgent !

Thierno, un des poètes du cabinet photographique, est menacé d'expulsion !

Soutenons-le ! Signez là pétition, et diffusez là autour de vous !





Poursuivre ses études, c'est le rêve de Thierno.

Thierno a 24 ans, il y a un an et demi, il a fui la Guinée pour des raisons politiques. Après avoir traversé le Mali, l'Algérie, le Maroc et l'Espagne, il est arrivé en France, à Rennes. Début octobre, la préfecture d'Ille et Vilaine a décidé d'appliquer la procédure de Dublin : le 5 novembre, il sera expulsé vers l'Espagne, son pays d'entrée dans l'Union Européenne.
Cette décision, aussi injuste qu'incompréhensible, enseignants et camarades, nous nous y opposons. Pourquoi refuser la demande d'asile d'un jeune homme qui a démontré depuis des mois sa volonté de s'intégrer et de s’investir dans plusieurs domaines ?

Car Thierno ne manque pas de projets. Il a déjà obtenu un baccalauréat littéraire en Guinée. Il est actuellement scolarisé en Terminale Nouveau Départ au lycée Frédéric Ozanam de Cesson-Sévigné afin d’obtenir en un an le BAC STMG : son objectif est d’accéder à un emploi stable qui lui permettrait de subvenir à ses besoins. Thierno fait preuve d’investissement et de sérieux dans son travail. Bien intégré dans sa classe et dans la vie de l’établissement il est apprécié de ses camarades et des adultes. Sa maturité et son niveau actuel lui offrent de réelles chances de réussite.

Aussi l’ensemble des acteurs du Lycée Frédéric Ozanam se mobilisent pour permettre à Thierno d’obtenir son BAC et de poursuivre ses études dans le supérieur.

Ce n'est pas tout ! Thierno aime écrire : il aime les mots, la langue française. Cet amoureux de poésie participe depuis plusieurs mois à des ateliers d'écriture. Ce patient travail d'écriture a déjà abouti à la publication d'un recueil dont il est l’un des co-auteurs : « En chemin... » (Editions les Bricoles), 700 exemplaires se sont déjà vendus, une réédition est en cours. Depuis cette publication, Thierno a été régulièrement invité à participer à des lectures publiques, notamment au Festival Etonnants Voyageurs en juin dernier à St-Malo ! Michel Lebris, directeur du festival a tenu à rendre hommage aux amis poètes lors d'une soirée réunissant des auteurs reconnus. Devant une salle comble (600 spectateurs), Thierno et ses amis de l'atelier d'écriture ont présenté leurs textes en compagnie du poète Yvon Le Men, prix Goncourt de la poésie et soutien de l'atelier d'écriture, du poète chanteur Arthur H !

Thierno poursuit actuellement son travail d'écriture. Mais aujourd'hui, ses amis poètes sont très tristes et choqués à l'idée de continuer les ateliers sans lui.

Outre de nouvelles lectures publiques prévues dans les prochains mois, Thierno a également été sollicité pour participer au tournage d'un film autour de textes de Victor Hugo. (Tournage prévu en février prochain).

L'esprit réfléchi et créatif de Thierno, mais aussi ses qualités humaines, sa délicatesse, son attention aux autres, notamment aux plus fragiles, rendent particulièrement pénible cette décision préfectorale.

Pour que Thierno poursuive sereinement et avec le sérieux qui le caractérise, ses projets scolaires et artistiques : enseignants, camarades de classe, amis poètes, photographes, artistes, nous pensons tous que la place de Thierno est ici, à nos côtés.

Pour que cette injuste décision d'expulsion soit annulée, c'est maintenant que Thierno a besoin de notre soutien.

Nous demandons à Madame la préfète d'Ille et Vilaine l'annulation de cette décision, et vous appelons à signer cette pétition.

Merci

dimanche 29 septembre 2019

Madame la Préfète, respectez la loi !

Près d'un millier de personnes dans les rues de Rennes samedi 28 septembre, pour affirmer leur soutien et exiger des autorités des logements et des papiers pour tou.te.s !

Le mouvement grossit, il devient de plus en plus difficile pour la préfecture de choisir la voie de l'ignorance et du pourrissement !

Accélérons ! Maintenons une pression constante !

Plus que jamais, restons mobilisé.e.s !

Etape suivante : la pétition !
A signer et à partager tout autour de vous !



Pétition pour le respect du droit au logement pour tou.te.s

Considérant que chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation

Considérant que toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires (préambule, art. 2 et 25 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, ratifiée par la France)

Nous exigeons que la préfecture d’Ille-et-Vilaine, représentant l’État français respecte la loi :

  • Article L345-2-2 du CASF (Code de l’Action Sociale et des Familles) : « Toute personne sans abri, en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence »


  • Code du CESEDA : un hébergement en Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile doit être offert à toute personne sollicitant la protection de la France durant le temps d’instruction de son dossier


Nous exigeons l’ouverture d’un centre d’accueil :

  • Ouvert à tou.te.s, Français et Etrangers
  • 24 h sur 24, toute l’année
  • Sans condition d’aucune sorte




Accueil Réfugiés Bruz, ATTAC Rennes, CCFD Terre Solidaire 35, CRIDEV, D'Ici ou D'Ailleurs, Groupe Action Thématique Migrants FI 35, LDH Rennes, MIR, MRAP 35, NPA Rennes, PCF Rennes Métropole, PG 35, RESF 35, Union Locale CGT 35, Utopia 56, Un Toit c'est Un Droit

PAPIERS ET LOGEMENTS POUR TOU.TE.S !

ÉGALITÉ DES DROITS !

mardi 17 septembre 2019

Papiers et logements pour tou.te.s : Manifestation unitaire !

Pour certain.e.s, cela fait 3 mois passés sous une tente...

201 tentes, réparties sur deux clairières au parc des Gayeulles.
353 personnes exilées ;
62 enfants dont 8 bébés,
2 femmes enceintes,
30 personnes souffrant de lourdes pathologies,
Des mineurs isolés, des personnes âgées, et bien d'autres, tou.te.s en situation de vulnérabilité !

Une anecdote : Ce samedi 14 septembre, une ambulance a déposé au campement une femme à sa sortie de l'hôpital. Elle venait de se faire opérer d'une hanche, et faute de place au 115, l'hôpital l'a orientée... vers le campement ! Il a fallu une journée de travail d'une militante pour que cette femme soit ré-hospitalisée le soir, jusqu'à lundi...

Nous craignions déjà il y a des semaines que la situation se transforme en crise humanitaire. Nous y sommes.
Pas d'eau, pas d'électricité, pas d'éclairage, mais des rats.
20 douches chaudes par jour, à 600 mètres. 1 constat sanitaire, effectué par des médecins, déplorable. 8 interventions des secours (Pompiers et SAMU).

La préfecture refuse de prendre les choses en main et de faire son travail : c'est de la non-assistance en personne en danger !

Pire, jeudi 12 septembre, elle a organisé une opération démesurée et déloyale : 14 camions de CRS, 5 camions de gendarmes mobiles, 3 véhicules de la police nationale, ont débarqué sur le campement à 6h du matin, pour un "contrôle d'identité", ayant mené à 4 arrestations et 2 placements au CRA.
Pendant plusieurs heures, les personnes du campement étaient bloquées, les enfants privés d'école, et les soutiens mis à l'écart.
Seul objectif visé par une telle opération indigne : instiller la peur !

SOYONS NOMBREUSES ET NOMBREUX A RÉAGIR !


Face à l'incurie des autorités et aux risques météo qui s'annoncent, des citoyens ont ouvert une réquisition rue des Veyettes, samedi 14 septembre, pour que les personnes exilées du campement aient au moins un toit sur la tête, de l'électricité, de l'eau et du chauffage. Mais les conditions de vie y seront extrêmement spartiates, et si les occupant.e.s du campement s'y installent, les difficultés seront les mêmes, et le problème n'aura fait que se déplacer.

Les exilé.e.s et les associations qui les accompagnent continuent à demander l'ouverture d'un centre d'accueil inconditionnel ouvert 24 h sur 24 !

Ce samedi 28 septembre, retrouvons-nous à partir de 15h place de la République, à Rennes, pour exiger des autorités compétentes la mise à l'abri de TOU.TE.S !

Nous appelons à une mobilisation qui doit dépasser les seul.e.s rennais.e.s ! La répression et le harcèlement qui frappent les personnes exilées touche toutes les villes de France : Nantes, Brest, Caen, Angers, Calais, Grande-Synthe, Paris, La Chapelle, Saint-Ouen, Strasbourg, Marseille, Lyon, Saint-Etienne, Toulouse, Bordeaux...

Partout en France, on mène la même guerre aux personnes exilées, en leur rendant la vie impossible et en tentant de les isoler, les invisibiliser et de les mettre à distance des soutiens !



STOP AU HARCÈLEMENT !
STOP A LA RÉPRESSION !
STOP AUX EXPULSIONS !
 



UN LOGEMENT POUR TOU.TE.S !
DES PAPIERS POUR TOU.TE.S !

dimanche 15 septembre 2019

Communiqué suite à l'ouverture du squat des Veyettes

Hier, le Collectif Action Logement 14\09 a ouvert un squat pour proposer une solution aux personnes exilées à la rue depuis - pour certain.e.s - plus de 3 mois.

Cf. Article de Ouest-France daté du 14 septembre

L'association "Un Toit c'est Un Droit" n'a pas participé à cette ouverture.
Néanmoins, l'association s'est donnée pour mission de soutenir les personnes à la rue, et ce, où qu'elles soient.

Face à la situation de crise humanitaire du bidonville des Gayeulles, et devant l'inaction des autorités compétentes en la matière, l'association comprend cette action de militant.e.s soucieux du respect des droits humains fondamentaux, d'autant plus que l'été se termine, et l'hiver s'approche.
Lorsqu'on mène une politique basée sur la stratégie du pourrissement, telle que la préfecture d'Ille-et-Vilaine s'y est engagée, il faut s'attendre à ce type d'action.

Nous apportons donc notre soutien aux personnes à la rue dans leur démarche de mise à l'abri, et nous serons à leur côté pour revendiquer le respect de leur droit au logement !

Quoi qu'il en soit, les conditions de vie dans ce nouveau lieu y seront extrêmement spartiates, et si les occupant.e.s du campement s'y installent, les difficultés seront les mêmes, et le problème n'aura fait que se déplacer.

Les exilé.e.s et les associations qui les accompagnent continuent à demander l'ouverture d'un centre d'accueil inconditionnel ouvert 24 h sur 24 !

UN TOIT = UN DROIT !

mardi 6 août 2019

Mais que fait la préfecture?!! Rassemblement solidaire de rentrée

L'inter-organisation de soutien aux personnes exilées de Rennes appelle à un rassemblement revendicatif et solidaire des personnes en situation de grande précarité, le samedi 31 août à 14h place de la République !

Rennes, été 2019 :
Deux gymnases ouverts par la ville pour héberger des familles avec enfants mineurs.
Un campement de quasiment 100 personnes aux Gayeulles.
Un squat de 100 personnes menacé d'expulsion.
Des centaines de personnes en situation de précarité insoutenable.
Les collectifs, associations à bout de souffle.
La mairie qui cherche des solutions...

MAIS QUE FAIT LA PRÉFECTURE ?!!

Pour rappel, la préfecture a obligation de loger tou.te.s les demandeurs d'asile.
Pour rappel, la préfecture a pour compétence la protection des personnes et la gestion des centres d'hébergement d'urgence, via la DDCSPP (Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Personnes).
Pour rappel, l'Etat a pour obligation de faire respecter l'article L345-2-2 du CASF : "Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale à accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence."



En France, en 2019, il semble normal d'avoir à vivre sous tente, dans un gymnase, ou dans la rue.

Alors le samedi 31 août, soyons en nombre.

SOYONS NOMBREUSES ET NOMBREUX A DIRE NON !
ET SOYONS NOMBREUSES ET NOMBREUX A EXIGER :

DES PAPIERS ET DES LOGEMENTS POUR TOU.TE.S !

jeudi 21 mars 2019

Manifestation unitaire contre la fin de la trêve hivernale et les expulsions

Un Toit c'est Un Droit l'appel du collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées concernant la manifestation du 30 mars à Rennes :

Samedi 30 mars, dans plusieurs villes de France, auront lieu des manifestations inter-associatives contre la fin de la trêve hivernale et pour l'arrêt des expulsions - locatives ou squat !

Cette année, les associations et collectifs de soutien aux locataires et habitant.e.s menacé.e.s d'expulsions sont rejoints par les gilets jaunes, suite à une décision de l'AG des Gilets Jaunes à Rennes !
(cf. https://expansive.info/AG-des-Gilets-Jaunes-de-Rennes-du-12-mars-2019-1480)

Samedi 30 mars, à 14h à République, rendez-vous dans le cortège unitaire mené par les occupant.e.s d'Estrémadure et toutes les personnes menacées d'expulsions, suivies par les organisations du collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées et des gilets jaunes !


Lien vers l'événement Facebook : https://www.facebook.com/events/427108494703346/

Soyons nombreuses et nombreux !

Le collectif inter-organisation de soutien aux personnes exilées

Spectacle de soutien à UTUD

Jeudi 28 mars à partir de 20h au Panama (28 rue Bigot de Préameneu, métro Jacques Cartier) : spectacle de soutien à UTUD organisé par la Compagnie Les Veilleurs au grain, "Au-delà des Méandres"


Une traversée aux détours de la vie
C'est l'histoire d'une rivière
C'est l'histoire d'une femme
C'est l'histoire de femmes
C'est l'histoire...
C'est un voyage.
C'est une traversée comme il y en a tant d'autres,
Avec ses hésitations, ses détours et ses ratés...
Création 2017
Texte, mise en scène et voix off : Flore Augereau
Interprétation : Julie Michel
Création sonore : Louise Maffeis


Pour en savoir plus sur la compagnie : 
https://lesveilleursaugrain.wixsite.com/lesveilleursaugrain
https://www.facebook.com/LesVeilleursauGrain/

Lien vers l'événement Facebook :
https://www.facebook.com/events/2316619185329198/2323576397966810

En espérant vous y voir nombreuses et nombreux !


jeudi 28 février 2019

AG 2019 Un Toit c'est Un Droit

L'association Un Toit c'est Un Droit vous convie à son assemblée générale annuelle 2019, qui se déroulera dans l'Auditorium de la Maison Internationale de Rennes, le mercredi 13 mars à partir de 18h.




Ce sera l'occasion de revenir sur les actions menées l'année passée et sur les projets à venir.

Venez nombreuses et nombreux !

mardi 22 janvier 2019

Situation de l'hébergement : urgence !

Partout en France, et particulièrement à Rennes, l'hébergement d'urgence - normalement assuré par l'Etat - est en crise.
La cause ? Un sous-dimensionnement des dispositifs étatiques, allié à des restrictions budgétaires qui frappent le secteur de l'action sociale, pourtant dernier rempart face à la rue pour les personnes sans-abri.
L'Etat et les préfectures, en n'assurant pas leurs responsabilités légales, maintiennent des personnes dans la rue, qui se tournent donc vers collectivités locales et associations, débordées.

Cette situation n'est pas tenable, nous refusons de voir l'action sociale bradée et assurée bénévolement ! 


Un Toit c'est Un Droit a lancé un appel en ce sens dans le journal Ouest-France, le 17 janvier :
(cf. https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/rennes-penurie-de-logements-d-urgence-au-coeur-de-l-hiver-6178856)
" Des places d’hébergement ont été fermées par la préfecture l’été dernier et en fin d’année » . Si bien que des familles « sont encore dehors ». "

Le MRAP a lui aussi interpellé la préfecture sur les conditions de prise de rendez-vous, pointant l'incapacité de la préfecture à répondre à ses impératifs de service public :
(cf. http://www.gazette-sante-social.fr/49601/le-coup-de-gueule-dune-permanenciere-du-mrap-a-rennes)
" Les files d’attente sont invisibles, ou dans les locaux associatifs et les centres sociaux, qui se trouvent bien seuls à gérer l’angoisse et l’incompréhension des gens.  Détérioration des services publics, manque criant de personnel, maltraitance des usagers, souffrance du personnel. Quels moyens d’action avons-nous ? "

Enfin, retrouvez le témoignage de Monsieur N., demandeur d'asile en France depuis 4 mois et à la rue malgré l'obligation légale pour l'Etat de lui assurer un toit, sur son expérience chaotique des dispositifs d'hébergement d'urgence à Rennes :


(Crédits vidéo : MRAP)


UN TOIT, POUR TOU.TE.S, MAINTENANT !

mercredi 2 janvier 2019

soirée de soutien à UTUD Jeudi 10 Janvier à 20h: Babazula , 182, Avenue Général George Patton, 35700 Rennes


Déjà 52 personnes sont accueillies dans l'immeuble n° 3 et 5 rue de la marbaudais à Rennes.  Nos trésoriers s'arrachent les cheveux.
Mais on continue...
Alors, comme à la Poterie, nous avons besoin que vous veniez nombreux aux soirées organisées pour financer notre projet:
Une soirée de soutien à "un toit c'est un droit", aura lieu au Babazula , 182, Avenue Général George Patton, 35700 Rennes Jeudi 10 Janvier à 20h30

L'étoile Rouge, un formidable spectacle mêlant théâtre et chansons.

À l'affiche ce Jeudi 10 Janvier à 20h30 : « Au bar de l'Étoile rouge », un spectacle théâtral et musical, créé par Marine Gay et Hervé Le Goff. « Au bar de l'Étoile rouge », c'est un voyage en chansons sur le passé du bar, tenu par Léo Garcia, un homme d'une quarantaine d'années, qui accorde plus d'importance à son piano qu'à sa clientèle. Sa vie quelque peu monotone va être perturbée par l'arrivée de Marion. La jeune étudiante s'intéresse de très près à ce troquet et à son histoire politique. Le café a en effet connu une période communiste, révolutionnaire, résistante... au début du XXe siècle. Elle va remuer le passé de cet homme triste et fermé. Une amitié va naître entre l'étudiante et cet homme blasé... Humour, conviction, et émotion, sont au rendez-vous de ce spectacle, rythmé par des chants engagés de Marc Ogeret, Juliette, Quilapayùn, Yves Jamait, ou encore Olivia Ruiz. L'histoire invite à se poser des questions. À chacun de trouver ses réponses...


Vous trouverez ci-dessous toutes les informations:
la bande annonce du spectacle
le spectacle sur le site de La Compagnie Ecoute Le Paradis
Et le facebook du Babazula

Espérant vous y retrouver pour bien démarrer l'année 2019. N'hésitez pas à faire venir vos amis.